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Mardi 14 juillet
Ce soir, normalement, feux d'artifices! Pourvu qu'ils y pensent... Rapport
au 14 juillet...
Notre hôtel est bien caché au beau milieu d'un pâté (encore!) de maisons. Les
grandes rues de Saïgon, celles où se trouvent la plupart des hôtels et des restaurants,
se croisent à angle droit, formant d'énormes pâtés de maisons percés d'étroites
ruelles. Lorsque je suis rentré la première fois dans ces ruelles c'était pour
suivre la dame qui tient notre guesthouse. On débarquait à Saïgon, le conducteur
de notre minibus semblait énervé et pressé de nous lâcher, et en plus, tout
le monde nous avait mis en garde contre cette ville. Autant dire qu'à 5H00 du
matin, j'ai eu un petit moment d'hésitation et j'ai bien failli dire au revoir
à la dame de l'hôtel sans même aller voir ce qu'elle proposait. C'est vrai que
ces ruelles n'inspirent pas confiance au premier regard. Les maisons qui les
bordent sont hautes de 4 ou 5 étages, larges de 3 et l'espace qu'elles veulent
bien laisser à ces petits chemins goudronnés ne dépasse pas 1 mètre à certains
endroits. Du coup, elles sont sombres, ce qui, avec les façades un peu décrépies,
leur donne un petit air glauque.
Mais en même temps, ces ruelles sont pleines de vie. Partout, lorsqu'on se
balade, on a le droit à un petit bout de scène de la vie quotidienne de ses
habitants. Interessé ou non, c'est dur de faire autrement que d'observer un
peu leur intimité. Parce qu'en fait d'intimité, ils n'en ont presque pas...
Ils vivent les uns sur les autres, les uns avec les autres, dans des pièces
petites ou grandes, mais qui ont toutes un point commun: elles sont ouvertes
sur la rue. Grandes ouvertes même, puisque toute la façade du rez-de-chaussée
n'est en fait qu'une grande ouverture, sans porte, que l'on referme le soir
par une grille comme celles devant les magasins. Du coup, notre regard traîne
un peu lorsqu'on traverse ces ruelles, et au passage on voit les gamins en train
de jouer aux jeux vidéo, les mamies en train de piquer un somme dans un hamac
ou par terre, les familles en train de manger, les femmes en train de préparer
le repas assises dans la rue. Et tout le temps des gens qui vont et qui viennent.
Bref, on finit par les trouver attachantes ces ruelles. Même si on n'a pas trop
envie de s'y attarder tard dans la nuit, lorsqu'on voit ici ou là une seringue
qui traîne par terre... C'est ça aussi Saïgon.
On a profité de ce dernier jour au Vietnam pour faire quelques emplettes. Un
joli T-Shirt, quelques bouquins (à des prix défiant toute concurrence, mais
je pense qu'ils sont un peu photocopiés...) un superbe short Adidas pour Marion
(en tout cas c'est écrit dessus) et un hamac. Puisque la sieste dans un hamac
semble être le sport national ici...
Dimanche 15 juillet
Lorsqu'on est devant le Sinh Café, le principal organisme qui concocte ces
fameux tours organisés prêts à servir, on prend un peu peur. Des dizaines et
des dizaines de touristes attendent leur bus. Il y a ceux qui remontent vers
le nord, ceux qui visitent le delta en 1 journée, ceux qui font la visite sur
2, sur 3 et même sur 4 jours, ceux qui visitent les tunnels de Cuchi, et même
ceux qui s'offrent la visite organisée de la ville. Si, si... Bref, ça fait
du monde, et tout ce troupeau est dirigé au mégaphone chaque fois qu'un bus
arrive et se gare sur le trottoir en face du café. "No rush! Pas de panique!
Ne poussez pas!" crie un employé dans le mégaphone. "Il y a deux bus pour le
delta, deux bus! Il y a de la place pour tout le monde." Nous, on est les derniers
à partir, accompagnés de 12 autres visages pâles. Et on va direction... le Cambodge...
Suite du voyage :
Le cambodge
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Vietnam
Saigon
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Vietnam
Saigon
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