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Samedi 18 août
Aujourd'hui, c'est pour nous que le temps s'est arrêté. Du coup on a raté le
bateau pour Cucao sur la côte ouest. Il fait beau, on va se mettre sur la plaza
des armas assis sur un banc. Comme on en a marre des restos, malgré le saumon
grillé, on achète le picnique et on dîne sous els couvertures (pour ne pas geler).
Au menu: pain, salami, mortadelle, fromage de Chiloé et... un camembert plutôt
bon. Tout ça arrosé d'un petit vin rouge chilien pour récompenser mes progrès
en espagnol!
Toute la journée, je me suis baladée mes culottes (propres!) dans la poche
pour essayer de les faire sécher! Ca a marché! Ca faisait 2 jours qu'elles étaient
à sécher. Et Lionel était en train d'aérer ses chaussettes au soleil (comme
on ne lave plus, on ne se change plus alors il faut au moins aérer...) a réussi
à en faire tomber une dans une flaque d'eau. C'est raté pour éviter la lessive!
Après, sans chaussettes, forcément il avait plus froid.
Dimanche 19 août, Cucao
Aujourd'hui, c'est trop cool, on va visiter le parc national à l'ouest de
Chiloé. Déjà, on a vu plein plein de prés, plein plein de moutons, plein
plein de vaches, plein plein de maisons colorées et plein plein d'églises en
bois où les temps semble s'être arrêté. On file donc direction le parc par le
bus. Le temps -pas celui qui semble s'être arrêté, l'autre, celui qui réchauffe
ou refroidit- est un peu humide. A vrai dire c'est même la journée la plus pluvieuse
depuis que nous sommes sur l'île. On n'a pas vraiment choisi la journée la plus
favorable pour aller se balader dans la nature. La première promenade nous amène
dans la forêt vierge. Une végétation très dense entoure le petit chemin aménagé
avec des bûches sur le sol pour empêcher les plantes de reprendre l'étroite
place gagnée par l'homme à la sueur de sa serpe. C'est vert, c'est touffu, c'est
feuillu et c'est humide. Enfin je crois, parce qu'en fait le sol est très glissant
et je suis trop concentré sur mes pieds pour regarder autour de moi. Quand soudain
je lève la tête "vite vite marion, dépêche-toi te dis-je" lui dis-je, "un arbre,
et là, de la mousse". C'est trop beau, on prend des photos. Comme on n'est qu'à
moitié mouillé, on décide ensuite d'aller à la plage. Il faut dire que l'océan
pacifique n'est qu'à 1km et qu'on peut entendre son rugissement. Le vent pousse
le sable sec qui glisse sur le sable mouillé, c'est vreaiment chouette à voir.
Il paraît qu'on peut voir ça aussi à Dunkerque, mais ici c'est le pacifique!
La grande question, c'est quand même "d'où vient ce sable sec?". Parce que nous,
si tout à l'heure on était juste à moitié mouillés, le vent et la pluie ont
réussi à nous avoir complètement.
Suite du voyage : La croisière s'amuse
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Chili
Castro
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