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Mercredi 6 juin
Le son de la pluie battante nous cloue au lit. Tant pis pour le bus de 7h00!
A 8h00, on se lève puisque la pluie n'a pas l'air de se coucher. On hèle un
touk-touk -enfin c'est plutôt le contraire qui se passe- déjà rempli avec cinq
dames, un garçon et plein de provisions provenant du marché. En fait, c'est
comme ça dans tous les transports en commun, ils sont plein plein de provisions
et courses en tous genres. Et c'est bien normal, les gens ont rarement des moyens
de transport perso et les distances sont grandes. Même dans les villes vue que,
premièrement, le marché est souvent à l'extérieur (aux arrêts de bus, sans doute
pour faciliter l'accès des villages alentours) et deuxièmement, les habitations
sont super éloignées les unes des autres (elles sont souvent perdues dans les
rizières ou plantations) même dans les villes puisque il n'y a pas d'immeubles
donc pas de fortes concentrations de gens.
Donc on monte dans le touk-touk pour l'arrêt de bus nord à 7 km pour attraper
le bus de 9h00. Il est 8h30. Ce qu'on n'avait pas prévu, c'est qu'il pleut très
fort et que les petits chemins de terre menant aux fameuses maisons éparpillées
sont difficiles et souvent désagréables à pied à moins d'aimer patauger dans
la boue. Et bien, le touk-touk, il fait du porte à porte! Il ramène toutes les
petites dames et leuts paniers jusqu'à la maison. Et à chaque nouveau chemin
de terre, on voit notre bus qui part sans nous, et à chaque fois qu'on retourne
sur la vraie route en dérangeant au passage les canards dans les flaques, on
reprend espoir. Finalement, après avoir déposé tout le monde, il nous amène
à la porte du bus (hé oui) pile à l'heure.
Suite du voyage : Vientiane
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Laos
Pakse
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