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Lundi 2 juillet
Malgré les places au fond du bus, la clim purement virtuelle, les amortisseurs
inexistants, les raccords tous les 5 km sur la route (hauts de bien 5 cm) et
les travaux (donc la poussière) tout du long, on arrive vers midi à Hué. Même
pas trop fatigué. Une petite douche pour enlever la poussière accumulée pendant
la nuit et nous voici frais et dispos, prêts pour la visite de la cité impériale.
On la repère de loin avec le "cavalier du roi" au-dessus duquel flotte un immense
drapeau vietnamien. La visite se révèle être une chouette balade au milieu des
vieilles pierres plus ou moins en ruines et de la verdure. Ca devait être fastueux
au temps de sa grandeur. Hué est tout de même une ville très réputée culturellement
et classée patrimoine de l'humanité par l'Unesco. On le comprend en voyant les
remparts baignant dans des douves recouvertes de lotus et de nénuphars. Ho!
C'est beau. Ce qui nous a plu le plus, ce sont les 9 urnes dynastiques, énormes
et toutes différentes les unes des autres, et les portes en pierres magnifiques.
Mais le clou de la visite reste la cité pourpre interdite. Derrière le panneau
l'annonçant et la décrivant s'étale... un immense terrain vague recouvert d'herbes
folles! Pendant la bataille du Têt (nouvel an chinois) en 1968, le somptueux
palais a été entièrement détruit, il n'en reste rien. Vive la guerre...
Mardi 3 juillet
C'est plutôt surprenant de se retrouver dans un embouteillage de vélos. Et
c'est pourtant ce qui nous est arrivé lors de notre balade autour d'Hué, sur
le pont, au milieu des vélos, mobs et pousses-pousses, en compagnie de dizaines
de têtes de canards dépassant des paniers accrochés aux porte-bagages pour nous
faire coin coin. En route, nous avons pu "admirer" la très forte propagande
communiste. Ici, peu de pubs classiques (sauf la vache qui rit et la tiger beer
mais pas très souvent) et la principale manipulation mentale autorisée est celle
du parti qui s'offre de grands panneaux de propagande partout, louant le plus
souvent les bienfaits du travail. Les fous! Direction la rivière aux parfums
qui tient son nom du temps où de nombreuses herbes aromatiques et médicinales
poussaient sur ses berges. Premier arrêt à la pagode de Tien Mu, autrement appelée
la vieille dame céleste. Il y a plein de statues qui foutent la trouille, à
moins qu'elles ne fassent rire par leur faux airs méchants?
Puis il faut traverser la rivière pour poursuivre notre route vers les tombeaux
royaux. Alors on trouve une petite famille qui habite sur les barques, ils se
baignent, ça rafraîchit. On négocie dur de part et d'autre en montrant les prix
avec les doigts et c'est parti! On charge les deux vélos sur une frêle pirogue
à fond plat. C'est sûr, si l'un de nous éternue, on chavire. Une rameuse à l'arrière,
une autre à l'avant, nous nous asseyons au milieu, tenant nos vélos. Ouf! Ca
passe. Notre balade nous emmène au mausolée de Tu Duc. En fait de tombeau, on
se retrouve en train de flâner dans un parc arboré agrémenté de pièces d'eau
couvertes de lotus et nénuphars. C'est plutôt chouette et en fait, ce sacré
Tu Duc (drôle de nom tout de même) venait s'y reposer (peut-être pour s'entraîner
avant le repos éternel?) et y composer des poèmes face à l'étang. Bref, un tombeau
quoi! Plus tard, mon vélo tout pourri a crevé, et bien. Heureusement le réparateur
de vélos était à 20 mètres. De toutes façons, il y en a un tous les 50 mètres!
Il a réparé ça de façon surprenante, mais très efficace.
Suite du voyage : Hoï An
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Hue
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