Monde 2001  
Carnet de voyage - Cuba - Arrivée à Viñales
       
     
Itinéraire - la carte
 

29/03/2005

Viñales ...

On va régler la note à Juana. En fait, les casas particulares étant nombreuses, et la taxe gouvernementale par chambre étant élevée et le gouvernement interdisant désormais les chambres de quatre, les casas qui proposaient deux chambres ou une chambre pour quatre ne le font plus. Et même s’ils ont laissé deux grands lits dans les chambres, ils n’acceptent plus que deux personnes, exception faite pour la famille. Et comme l’amende est drôlement salée (1500 pesos) et qu’ils ont peur de se faire cafter par les voisins, tous respectent cette nouvelle loi. Résultat, Diane et Séb sont logent chez Juana, et nous, on est chez le voisine –sine –sine pas très amusante –sante –sante ni très souriante –ante –ante. Et en plus les lits son bien pourri –ris –ris –ris. Son mari est plus sympa, il nous a même montré la salle de musculation qu’il s’est installé au fond de la cour ! Bref, on demande la note et Juana va voir sa voisine. Ca râle et elle revient en faisant nanananère.
 « Elle râle parce que j'ai dit que c'était 25 pesos la chambre avec 2 petit déjs, et que chez elle, c'est 25 sans le petit déjeuner... Alors je lui ai répondu : Ah, parce que ta maison est mieux que la mienne peut-être ! »

Bref, bonjour les rapports de voisinage ! La casa de Juana est beaucoup plus accueillante et je pense qu'à côté, elle râle parce qu'on a pris tous nos repas chez Juana (déjeuner, dîner et apéro) et chez la voisine seulement le petit déjeuner. Aucours duquel elle n'est d'ailleurs même pas venue nous dire bonjour! Elle avait préparé les œufs dans les assiettes avant qu'on arrive! C'était froid…

Juana nous trouve un taxi pour Viñales, 110 pesos. Un vrai taxi! Une Citroen bleue avec le petit dispositif avec marqué 'TAXI' sur le toit et tout et tout… On charge, on part. D'abord on remonte vers la Havane, le paysage devient beaucoup plus vert. Le long de l'autoroute, on retrouve ces gros trucs en ferraille qui ressemble un peu à des escaliers en colimaçon. Ca servait pendant la guerre, ils les mettaient sur l'autoroute pour empêcher les avions d'y atterrir. Le taxi a un léger problème à l'aile arrière gauche. Dès qu'on passe sur une petite bosse ou un petit trou, on entend un fort bruit de frottement suivi d'une très forte odeur de pneu cramé. Que passa ? Nada, nada… Bon…

On quitte l'autoroute. Aucun panneau pour nous prévenir de la sortie! Sauf des panneaux de propagande avec Fidel! Ah si, un panneau… 200 mètres APRES la sortie… Dur, dur de s'y retrouver!

On passe à proximité de Pinar des Rio. Quelques kilomètres plus tard, descente sur Viñales. Première vue plutôt sympa sur les mogotes, ces grosses montagnes qui entourent Viñales. Visite d'une première casa trouvée dans le routard. Occupé. Le taxi qui continue donc son chemin. Pas facile de trouver la seconde adresse, même avec le plan sous les yeux. On tourne pas mal. On finit par trouvé. Chouette maison, à l'extrême limite du village,  juste avant les champs et surtout au pied des mogotes. Occupée aussi! Mais il y aurait de la place chez le voisin. Le taxi s'en va et Marion et Diane vont voir la chambre du voisin. Marion la trouve sans plus mais s'en fout un peu. Elle ne plait par contre guère à Diane et surtout ils nous proposent deux chambres dans deux maisons séparés… sans la possibilité de prendre les repas ensemble! Même chose qu'à Playa Larga, beaucoup de gens font maintenant casa particular…  On l'a bien vu en tournant en taxi, tous ont accroché sur leur façade de chouettes pancartes "Villa Teresa y Emilio", "Villa Machina y Trucco"… Le gars qui s'est lancé dans ce business de fabrique de pancarte a dû faire fortune ici ! Du coup c'est beaucoup plus difficile de rentabiliser toutes les chambres et beaucoup de ceux qui avaient deux chambres ont dû en abandonner une pour ne pas payer une taxe supplémentaire payable même pour une chambre inoccupée

Bref, après quelques discussions qui s'éternisent un peu avec les gens des chambres qui essaient de trouver une solution à nos problèmes de logement, on fini par s'en aller, sacs sur le dos, à la recherche de quelque chose de plus sympa.

On entre dans une casa, pas très loin de là. Occupée. Mais scénario désormais habituel, la dame prend son téléphone, son calepin d'adresses et c'est parti… Comme cela prend tout de même du temps, elle nous offre un petit jus sur sa superbe terrasse. Au bout de quelques minutes, ayé, c'est fait! Même que le monsieur ici présent va nous y conduire. Ils sont efficaces ces cubains!

Et c'est comme ça qu'on atterrit à l'autre extrémité du village qui s'étale désormais entre nous et les mogotes. La vue d'ici est vraiment chouette aussi. Mais surtout, la dame qui habite ici, Aquilena, a l'air d'avoir le sourire communicatif et désintéressé. Un peu le même genre que Juana à Playa Grande. Bonne pioche ! Ici aussi, on se trouve dans deux maisons séparées puisque une des deux chambres est occupée par des touristes. Nous, on va chez Aquelina, diane et Séb chez la voisine (leur chambre donne sur les mogotes…). Par contre, aucun problème pour prendre les repas ensemble. On le vérifie tout de suite avec une petite soupe. Il est déjà 14H00…

Juste après le repas – on est encore à table – passe Juan. Aquelina nous en avait touché deux mots. Il est guide et propose une balade. On a vu le livre d'or d'Aquelina plein de compliments de touristes satisfaits du tour du Juan. Il nous sort un grand plan, très sommaire, fait à la main, avec de chouettes dessins pour signaler les différents moments forts de la visite. Je ne sais pas trop pourquoi, mais on est tous emballés de suite. Alors, OK, demain 9H00. Pour les 40 pesos que coûte le circuit, on verra plus tard, il faut qu'on passe à la banque. Juan nous met à l'aise : "Je préfère un ami à de l'argent". Bonne mentalité…

Visite du parc botanique tenu par deux soeurs plus toutes jeunes mais complètement excentriques ! Leur maison ressemble à… je ne sais même pas quoi… Et dans leur jardin, énormément d'espèces d'arbres et de fleurs, dont certains ne sont d'ailleurs pas présent à Cuba : orchidée, mandarines, cacaotier, ananas, ceiba, cocotiers, oranger et j’en passe. Visite intéressante qui se termine par un petit coucou à un cochon rigolo et par une dégustation des fruits du jardin.

Dîner à la casa. Au menu, une soupe en entrée suivie deux ENORMES poissons, riz, pommes de terre, crudité (dont le chou qu’on retrouve partout) et fruits.

Le soir, on descend un peu – sauf Diane ne se sent pas très bien – dans la rue principale. Il y a deux bars l'un en face de l'autre où doivent se trouver à peu près tous les touristes de Viñales. Deux groupes jouent de la musique. Celui qu'on trouve le plus sympa est celui qui est dans le bar où il y a le moins de monde. De l'autre côté, un groupe avec une trompette qui défonce un peu les oreilles laisse de temps en temps la place à de la musique enregistrée. On entend même Dirty Dancing… La piste au milieu de la cour intérieur ouverte du café est pleine à craquer de gens qui dansent. Faudra revenir demain…

Suite du voyage : Le tour de Juan

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Playa Larga

Playa Larga - Viñales

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Suite du voyage