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31/03/2005
Cayo Jutias ...
Deuxième jour à Viñales. Petit déjeuner rapide, il faut passer à la banque ce matin. Et ça prend un peu de temps… On va ensuite récupérer les petits scooters 50 cm3 qu’on a réservés hier soir. Prise en main des bêtes. On rappelle le loueur parce que celui de Diane et Séb ne veut pas démarrer, problème de clé trop ou pas assez enfoncée... Et puis, c’est parti. Enfin, façon de parler, parce que si nous autres les garçons, on est concentrés sur la route la tête dans le guidon, les filles elles (et en particulier Marion) ont besoin d’une pause toutes les deux minutes. Pas une pause pipi, non, une pause photo ! C'est donc tout tranquillement qu'on démarre la route vers Cayo Jutias où nous attend, tout le monde le dit, une plage et une mer sublimes.
La sortie de Viñales est très chouette, la vue sur les mogotes, les gens qui travaillent la terre... Vraiment la balade vaut le coup. Petit passage par le mur préhistorique. Pas super d’après les guides : on confirme. C’est en fait une falaise peinte pas un artiste cubain contemporain je crois, mais dans un style hommes des cavernes. Par contre l’endroit est joli.
Le reste de la route est très agréable et bien indiqué. Munis de nos casques bols, on trace à fond. Pas grand monde ne nous dépasse ! On ne dépasse pas grand monde non plus ! En fait la route est plutôt dégagée. On passe une montagne ou tout au moins une série de grosses collines, couvertes de pins.
Vers midi, après deux heures et demi de route et quelque chose comme 70 kilomètres de bitume, on arrive au péage de l’entrée de Cayo Jutias. Car il y a un péage ! Le prix est de 5 pesos convertibles (5 dollars) par personne. Pas donné, mais pour le prix, il y a une boisson gratuite. Ah bon? Ca nous intrigue un peu, continuons, on verra bien. On traverse le filet de route qui rattache la presqu’île au continent... enfin je veux dire à l’île (on est à Cuba, non ?) La première plage apparaît sur le bord de la route! Ouaaaah ! On s'arrête, c'est vraiment trop beau. La mer est magnifique, bleu turquoise, et la végétation luxuriante. La mangrove et ses arbres plongent leurs innombrables racines dans la mer. La vue est si chouette qu'on n'a plus envie de bouger. On finit par reprendre les scooters. On avance quelques centaines de mètres de plus et on se gare... un parking payant ! Bonjour la presqu’île déserte. Cela dit, l'endroit est vraiment magnifique. Une plage de sable blanc, la mer couleur de rêve. Il y a quelques dizaines de touristes qui se font dorer la pilule tout près du resto-bar de la plage.
Pour trouver un coin un peu ombragé, on décide d'aller un peu plus loin en longeant la plage qui se laisse envahir par les arbres. Il faut faire un peu attention où on met les pieds pour ne pas se prendre une racine. On trouve finalement un petit endroit propret. On s'installe. La plage est couverte d’énormes coquillages et la mer est juste à la bonne température, un régal. Mais... parce qu'il y a un 'mais'… il y a des petits moustiques horribles qui nous agressent dès qu’on est hors de l’eau ! Ce sont plus précisément de petites mouches (les purquillas) qui piquent en faisant super mal. Il paraît qu’il n’y en a pas toujours, juste quand le vent ne souffle pas. Aujourd’hui, il ne souffle pas c’est sûr ! Alors tous à l'eau !!!
Marion, Diane et Seb vont faire un peu de masque et tuba. Il faut s'éloigner de deux ou trois cents mètres et la visibilité et un peu moyenne. Il y a pas mal de sable dans l'eau.
Petites boissons et grignotages au resto-bar sur la plage, et puis c’est le retour. La route est aussi chouette qu’à l’aller. Peut-être parce que c’est la même. Mais les arrêts sont moins fréquents, on a déjà tout photographié ! C'est seulement au moment de rendre les scooters qu'on se rend compte du mal de fesses provoqué par les quelques 140 kilomètres en scooter de la journée. En plus, il y a les coups de soleil…
Repas du soir composé de filets de poissons, du bolito qu'ils appellent ça (cela ressemble un peu à la texture du thon) avec comme spectacle une poule qui traîne dans la cour de Mayelin et qui essaie de passer le grillage pour retourner chez elle, chez la voisine de derrière.
Suite du voyage : De Viñales à Maria La Gorda
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