Monde 2001  
Carnet de voyage - Cuba - L'attaque des crabes
       
     
Itinéraire - la carte
 

04/04/2005

Réveil tranquille dans une presqu'île tranquille. Le beau temps est revenu et le vent est tombé. On arrive un peu tard pour notre super petit déjeuner à volonté. La cafétéria est sur le point de fermer. Notre arrivée a l’air d’embêter le gars qui bosse ici et qui n'est pas complètement aimable. On se bâfre, ça cela devient habituel ici, mais aujourd'hui en plus, on en met plein les poches pour se faire des sandwiches. Parce qu'il faut dire qu'aujourd'hui on part. On quitte la vie paisible et idyllique de Maria La Grosse pour repartir à Cuba…

Un peu de plage et de palma masque tuba pour Mario, Diane et Seb. D'après ce qu'il m'ont raconté, plus on s’éloigne, et plus il y a de poissons. Dont, je cite : un poisson perroquet, un barracuda, une murène, un poisson coffre immobile qui se laisse approcher, un poisson lune et des gorgones violettes.

Dernière douche froide. On n’avait deux bungalows – peut-être les seuls – sans eau chaude. Même qu'ils n'ont même pas voulu nous faire un prix pour la chambre. On se vengera !Puis c'est le départ pour Soroa dans notre belle auto rouge.

A peine parti, on voit plein de crabes. Pas mal sont écrasés sur la route, mais il y en a encore plus qui sont là, à traverser peinards du bois sur notre droite vers la plage sur notre gauche. On s'arrête, évidemment. On ne sait plus où donner des yeux. Il y en a des milliers. Peut-être des millions. Voire des milliards. C'est difficile de marcher sur les cailloux qui mènent à la mer tant ils sont partout. On a peur d'en écraser en marchant. Ils traversent la route, pour la reproduction je crois, mais là, ils sont surtout occupés à cherche de l’ombre partout où elle existe. Ils sont sous les rochers et dans les arbres dont on ne voit même plus les troncs tant ils sont recouverts. Nous, ça nous impressionne et ça nous amuse bien en même temps. On les regarde se monter les uns sur les autres pour monter dans un arbre plein à craquer. Ils montent, montent, se retrouvent dans des endroits de plus en plus en équilibre, et finissent par se péter la tronche et se retrouver à nouveau tout en bas…

Au bout d’un bon quart d'heure de spectacle, on décide de poursuivre notre route. En se dirigeant vers la voiture, on voit des crabes qui s'approchent de la voiture pour se réfugier à l'ombre de la carrosserie. On trouve cela rigolo, jusqu'au moment où on s'aperçoit.. qu'il y en a partout ! Dans les jantes, dans le bas de caisse. On ouvre le capot : il y en a même de planqués dans le moteur !

Alors commence la bataille. Mais pas une bataille pour tuer, une bataille pour la vie : il s'agit de virer et d'empêcher les bestioles de se mettre sous la voiture pour avancer sans augmenter le nombre d'écrabouillés sur la route : ça pue déjà suffisamment le crustacé écrasé. Avec des bâtons, on les écarte. Ils reviennent, menaçant de leurs pinces levées. On les virent à nouveau.

On finit par dégager la voiture sans pratiquement aucune victime. Pas même celui qui était coincé dans un endroit inextricable du moteur ! On reprend la route. Les taxis qu'on croise ou qui nous doublent prennent beaucoup moins de pincettes (hihihi) que nous, alimentant la couche de crabe sur la route. Beurk !

Une fois sorti de la presque île aux crabes, on augment un peu notre vitesse. On remonte la route direction Viñales. On croise quelques camions et tracteurs très chargés qui servent de transport en commun. Mais en fait il y a peu de véhicules motorisés, surtout des piétons, des vélos, et des charrettes a cheval ou à boeuf.

Arrêt à Pinar Del Rio à la station Kupet. Degustation d'une petite glace. On  traverse Pinar Del Rio et ses panneaux routiers qui plaisent tant a Marion. On arrive ensuite dans la vallée des mogotes. On profite une dernière fois des fabuleux paysages.

Arrêt à Puerto Esperanza. Tout petit village, ça a l’air sympa. Malheureusement, on est un peu pressé. On ne s'arrête que le temps de se faire proposer une langouste. Les gens ont l'air relax et super accueillant. Un gars nous offre un criquet de la chance fabriqué avec une feuille de roseau. Cela va nous porter chance, c'est sûr…

Soroa ...

On décide donc de continuer vers Soroa. En sortant de Puerta Esperanza, on prend une toute petite route. Tellement petite qu'on manque de peu de la louper. Très vite, on se rend à l'évidence : la route est défoncée. Pas un peu défoncé. Très défoncée. Surpris de voir l'état de cette route qui est pourtant dessinée sur le plan du Lonely, on décide de demander l'avis à deux gars qui discutent là. Il nous la déconseille fortement, on les croit facilement. On décide donc de faire demi-tour pour une  route plus sûr.

Le paysage est chouette, mais on n’avance pas beaucoup. L'heure tourne, on essaie de voir sur les plans ce qui nous reste comme route. On calcule, on estime. Mais pendant ce temps, la nuit commence à tomber et la conduite devient de plus en plus galère : les routes sont étroites, on traversent de petits villages sans aucun éclairage, les phares de la Fiat n’éclairent pas grand chose ni très loin et les "véhicules" qu'on croise ne possède aucune lumière du tout. La nuit tombe, mais la vie dans la campagne bat son plein : on croise des gens, des vélos, des mobs, des bêtes. Un travail de concentration…

Fatigués, on demande notre route. Ce n’est plus loin mais les derniers kilomètres semblent interminables. Et puis enfin, on arrive à Soroa ! Il fait nuit et le voyant d’essence est allumé, mais ça y est, on est sauvé ! Il ne reste plus qu'à trouver un endroit pour dormir ! Vive les voyages organisés ! Le problème, c'est qu'on a du mal a trouvé un endroit pour dormir. On a l’impression qu’il n’y a pas de village, mais juste quelques maisons disséminées de-ci delà. On passe devant petit un hôtel qui a l'air tout charmant et qui est plein ! Le proprio nous indique une ou deux adresses de casas. Pas plus. On repart avec notre voyant d'essence allumé. On se perd. On avance. On recule. Comment veux-tu que l'on arrive !

On reçoit quelques explications du garde d'un l'hôtel classe de Soroa qui se baladait sur une route sur laquelle on était en train de se perdre. Il m'explique tout bien, me demande d'aller chercher unpapier et un crayon et griffonne à la lueur des phare de la Fiat. Je lis le papier et m'attend à voir un plan détaillé. Il y a juste d'inscrit son nom. "Allez chez Maite, c'est par-là, blablabla… vous direz que vous venez de ma part !". On finit par arriver à la casa de Maite malgré les explications du garde. Elle a une chambre et une amis à centaine de mètres plus bas (bien plus bas, ça descend sec) en a une aussi.

On va visiter les chambres, elles nous vont bien (à cette heure tout nous irez). diane et Seb posent donc leurs bagages et on revient tous prendre l'apéro chez Maite. Rhum tomate pour Marion et moi. Franchement… dégeux. Marion ne le finit pas : je ne l'avais jamais vu avoir une telle attitude face à un verre d'alcool !

Il doit être au moins 22H00 et Maite nous prépare un repas de poulet grillé. Comme ça, comme si on l'avait prévenu la veille: "Hé, demain soir on passe à la maison!". Repas délicieux. Diane et Seb repartent en voiture, ils viendront nous chercher demain pour le petit déjeuner qu'on prendra en bas. Sauf que… la voiture ne démarre plus ! Après tout ce qu'on a vécu aujourd'hui, les crabes et la nuit noire… Pour aller chez Diane et Seb, ce n'est que de la descente. On commence donc à pousser la voiture lorsqu'on voit…une araignée. Une araignée ENORME ! Comme on en voit à la téloche ! Genre mygale ou tarentule. Avec plein de poils partout !!! Le mari de Maite nous rassure et la taquine presque du pied. Elles sont gentils comme tout ces bébêtes…

Il nous aide ensuite à pousser Diane, Seb et la voiture dans la descente qui va vers chez la voisine en espérant qu’ils arrivent à bon port. Nous, on va se coucher !

Suite du voyage : Panne à Soroa

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Maria La Gorda

Maria La Gorda

Maria La Gorda

Maria La Gorda - Soroa

Maria La Gorda - Soroa

Maria La Gorda - Soroa

Maria La Gorda - Soroa

Maria La Gorda - Soroa

Suite du voyage