Monde 2001  
Carnet de voyage - Cuba - Panne à Soroa
       
     
Itinéraire - la carte
 

05/04/2005

On descend chez la voisine prendre des nouvelles de la voiture et du petit déjeuner. On fait le bout de route avec Maite et une amie à elle. Au deus tiers de cette belle descente qui a dû permettre à la voiture d’arriver à bon port hier soir, on croise Seb qui monte en vélo. Il vient nous prévenir que le petit déjeuner et servi, que leur proprio s’est penché sur la voiture sans grand succès et qu’il est parti lui aussi à bicyclette pour rejoindre la station essence la plus proche à 7 Kms d là, des fois que...  On redescend tous à pied, Seb aussi : le vélo n’a pas de freins !

Petit déjeuner pendant que le proprio revient, se re-penche sous le capot. Rien n’y fait. Il va falloir appeler le loueur. Mais voilà : ici et depuis la première fois qu’on est à Cuba, pas de téléphone dans la casa ! Ni chez les voisins. Et pas de réseau non plus pour le portable de Diane ! Il va falloir monter jusqu’à l’hôtel super-classe de Soroa qui se trouve un peu plus haut en voiture, beaucoup plus haut à pied... Le proprio, décidemment bien sympa, nous signale qu’on peut prendre ce tracteur-là qui remonte à mi-chemin. C’est toujours ça de pris vu la pente qui sert de route principale au "village".

Lancé dans son élan (de sympathie) il nous emmène jusqu’à l’hôtel où se trouve le téléphone qui va, c’est sûr, nous sauver. Un gars en vélo, assis avec nous, profite aussi de la montée. Sa journée commence bien...

On téléphone. On explique tout bien et tout en espagnole. Pas de soucis nous répond le gars débonnaire et placide de l’agence de Viñales, on aura quelqu’un dans une heure...

On redescend à pied. La balade est agréable même si on croise quelques véhicules dont un camion qui fait disparaître complètement Diane et Seb dans la pollution !

Commence une interminable attente. Rien à faire ici. Le proprio de la casa doit penser la même chose. Il ne fait rien de sa journée. A part des aller-retour de la chambre à la terrasse, de son lit à sa chaise à bascule. Faut dire qu’il a dû avoir sa dose aujourd’hui, entre le bricolage (malheureusement infructueux) de la voiture et l’aller-retour à la station...

On poirote... on poirote. On lance les paris pour connaître l’heure d’arrivée. On perd tous les uns après les autres.

La nana qui bosse pour un guide et qu’on a croisée ce matin repasse. Cela nous en a dit long sur la façon de travailler de ces guides (bien utiles au demeurant). « Ah, vous êtes français (ce n’est pas le routard) ? Vous avez dormi ici ? C’est bien ? OK, c’est bien ? Je peux voir ? OK, OK, pas mal... Ca a l’air calme... C’est calme ? OK c’est calme... Bon il faut que j’y aille, je suis payée à l’adresse. Et pas énorme... Bonne vacances ! »

On poirote toujours. On continue de perdre nos paris.

Enfin ! Ils arrivent ! Au bout de... quatre heures ! Deux gars dans une voiture de ville (je veux dire pas une dépanneuse). Ca commence bien. Très vite ils sont sous le capot.

Nous on n’ose pas leur dire que c’est peut-être un crabe dans le capot qui a tout pété...

Il démontent, testent, et très vite cernent le problème : l’essence n’arrive plus au moteur, c’est la faute de la pompe à essence ! Alors, ils vont démonter la banquette arrière ! Je sais, ça surprend, mais c’est là qu’elle se trouve, la pompe à essence. Encore quelques tests, est-ce mécanique, électrique ? Un indice : la pompe démontée fonctionne quand ils la branchent directement sur la batterie ! Ce coup-ci c’est sûr, c’est l’alimentation de la pompe à essence !  Beau travail. Précis, logique, rapide. Un fil électrique, trouvé je ne sais où, est tiré de l’avant à l’arrière en passant par le tableau de bord. Et le tout est joué : la voiture redémarre !

Pour le désagrément, le mécano, qui est en fait un gars (fort polyvalent visiblement) qui tient une agence de location, nous donne 24 heures de plus. Et en route pour Las Terrazas ! Il s’agit en fait de collines rasées par l’homme pour raisons économiques, puis reboisées par des paysans embauchés pour l’occasion, à partir de 1968. L’idée était d’en faire un lieu d’écotourisme mais visiblement ça ne prend pas vraiment. D’où la tranquillité du lieu qui permet de profiter des superbes paysages en paix ! Il y a tout de même une station de vacances près d’un lac et c’est plutôt joli. Le lieu est classé réserve de biosphère et il paraît qu’on peut y voir le plus petit oiseau du monde : le zunzuncito. Je ne sais pas pourquoi mais on ne l’a pas vu... A moins que cette mouche... On ne saura jamais ! Comme souvent à Cuba, il n’y a pas de panneaux alors on se range à la meilleure façon de trouver sa route : quand on ne sait pas, on va tout droit ! Et on arrive sur l’autoroute de La Havane. Alors pour entrer sur l’autoroute cubaine, c’est facile. On débouche de notre petite route de campagne, on s’arrête au stop, jusque là, tout va bien. On cherche les barrières du péage ? Non, il n’y en a pas. Alors, on regarde bien à droite et à gauche et on traverse les quelques voies d’autoroute qui vont vers Pinar del Rio. On ne sait pas trop combien il y a de voies parce qu’il n’y a pas de marquage au sol. De toute façon, la circulation est fort fort fluide ! Et ce n’est pas le « fluide » du périph... Sur le terre-plein central, on regarde si quelqu’un vient et on s’engage sur l’autoroute par la gauche. Rien de plus facile ! Après, il faut juste prendre les bonnes bretelles et diverses bifurcations pour se rendre à La Havane et non repartir pour un tour via Santa Clara, Trinidad, etc. Bref, on se dirige aux étoiles et on arrive à La Havane. Là, petit problème : comment traverser cette grande ville pour nous rendre de l’autre côté, sur les playas del este ??? Nous demandons notre chemin à un feu à notre voisin de voiture et ce gentil cubain fort serviable comme ils le sont quasi tous, nous propose de le suivre parmi les embouteillages et les rues sans panneaux. Après une grosse demi-heure à le suivre, il nous met sur la bonne route. Gracias señor !

Cojimar ...

Nous longeons la mer. Nous arrivons à Cojimar, célèbre village de villégiature d’Hemingway. En fait pas grand intérêt, pas de port comme on l’espérait, pas de plage. Par contre une nymphe en habits de princesse fait une série de photos sur les parapets. Bref, amusant mais ce n’est pas là que nous trouverons notre bonheur pour nos derniers moments de vacances sous le soleil.

Guanabo ...

Nous passons notre chemin. Nous arrivons à Guanabo. Ca  a l’air sympa. De toutes façons, il faut s’arrêter, la roue avant droite de notre chère petite fiotte rouge vient de nous lâcher irrémédiablement. Jusque là, nous n’avions eu qu’à la regonfler périodiquement mais elle a rendu l’âme ! Un gentil cubain s’arrête et propose spontanément de la changer ! Les garçons sont tout contents, ils n’auront pas à se salir les mains ! Tout en ôtant puis remettant les boulons, il ne cesse de dire que l’hôtel que nous avons repéré avec ses petits bungalows et sa piscine, juste en face de la plage, n’est pas terrible. Par contre, lui il a une casa particular très bien ! Nous n’irons pas chez lui mais il nous quittera avec le sourire et le conservera quand nous le recroiserons plus tard. Sympas, les cubains. Nous repartons avec une roue de plus petit diamètre que les autres !!! Nous avons atterri dans cet hôtel parce que les casas particulares ici arborent des autocollants d’une couleur inhabituelle. En fait, cette couleur désigne les casas réservées aux cubains en vacances, pas aux étrangers. Hé oui, Guanabo est un lieu de villégiature cubaine. Sur les hauteurs, nous avons tout de même vu une casa aux couleurs des touristes. Nous avons sonné. Une mamie est apparue, hésitante. Nous étions là, avec Diane, les garçons étaient allés faire demi-tour. On a visité. Elle était sur la réserve, la mamie. Elle a commencé à nous poser des questions. En fait, elle pensait que nous étions avec des gigolos cubains et ça ne l’enchantait guère !!! Elle s’est déridée quand elle a compris son erreur ! Mais nous étions là juste une nuit et souhaitions avant tout profiter de la plage. Alors, on a décidé de redescendre vers la mer malgré un cubain qui avait abordé les garçons pour leur vanter... une casa de sa connaissance ! Nous avions repéré un hôtel avec... piscine ! Le grand luxe quoi ! Sans compter qu’il s’agissait en fait de bungalows dans un grand jardin et qu’il suffisait de traverser la route pour être sur la plage ! Que demande le peuple ? Bon, il est tard alors on laisse les « mochillas » et on part en quête d’un bon repas. Le premier resto qui propose de la langouste est le bon ! Ca ressemble fort à un snack bar avec les tables de jardin en plastique. L’ambiance est très décontractée. Au menu : langouste grillée, poisson grillé et glaces. Au début du repas, je souhaite me laver les mains. On m’envoie à la cuisine et là, on me propose de me laver les mains dans le seau qui sert à laver les couverts ! On avait eu le même truc à la vallée de los ingenios. Ca fait drôle mais on se rend plus compte de la pénurie en eau!!! Un petit rappel qui ne fait pas de mal. Très bon repas, on rentre par la plage qui est sympa, des jeunes s’amusent, des pêcheurs... pêchent.

Jeu de scopa, ce jeu de cartes italien qui se joue normalement avec des cartes spéciales. Nous, on y joue avec ce qu'on a, des cartes "normales". Très rigolo !

Suite du voyage : Une journée à Guanabo

A voir également :
   Saint Etienne - La Havane
   Premier jour à la Havane
   En route pour Trinidad
   Valle de los ingenios
   Cienfuegos
   Playa Larga
   Arrivée à Viñales
   Le tour de Juan
   Cayo Jutias en scooter
   De Viñales à Maria La Gorda
   Plongée, pape et balade à Maria La Gorda
   Farniente à Maria La Gorda
   L'attaque des crabes
   Panne à Soroa
   Une journée à Guanabo
   Dernier jour à la Havane
 Résumé du récit
 
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Soroa

Soroa

Soroa

Soroa

Soroa

Soroa

Soroa

Soroa - Cojimar

Soroa - Cojimar

Cojimar

Guanabo

Guanabo

Guanabo

Suite du voyage