Monde 2001  
Carnet de voyage - Cuba - Playa Larga
       
     
Itinéraire - la carte
 

28/03/2005

Playa Giron ...

Départ de Cienfuegos pour Playa Larga. On quitte la charmante casa d'Alain sacs sur le dos pour regagner le terminal qui est à quelques rues. A peine arrivé, on se fait alpaguer par un gars. Une fois l'affaire conclue, il nous dit de suivre un autre gars et que celui-ci serait nore chauffeur. On va jusqu'à la voiture qui se trouve à quelques rues de là. Bagnole un peu pourrie, une des fenêtres fumées ne s'ouvre pas à l'arrière. Le chauffeur ne semble pas au courant. Le gars qui nous a choppé au terminal – et qui est planté devant la voiture quand on y arrive, par où est-il passé- lui, est au courant. Est-ce sa voiture? A-t-il monté une mini-entreprise de taxi?

En fait, on a choisi le taxi parce que le seul autre moyen pour y aller est de prendre un camion qui part assez tard et qui semble réservé aux malades qui vont à Playa Giron où il y a un hôpital. Du coup, en taxi, on fait le marché suivant: on va à Playa Giron pour 30 pesos. Si on veut poursuivre jusqu'à Playa Larga, on continue pour 10 pesos de plus.

Le taximan est très sympa et pose pour la photo… pendant ce temps, il ne regarde plus la route! Les trois autres derrière ne sont guère rassurés, surtout quand on croise camion-bus, tracteurs, charrettes à cheval… Sur la route on croise, comme dans tous les payd, un élevage de poules en batteries! Alors qu'il y a temps de place! On croise aussi des élevages de vaches, zébus et buffles! Des chevaux, chèvres et moutons. Parfois aussi des élevages d’enfants... heu des écoles plutôt. Ca fait drôle, on voit de gros building dans la campagne, au milieu de nulle part, et tout autours des champs cultivés par les enfants eux-mêmes paraît-il. Ce sont des collèges.

Playa Gijon ne nous semble guère accueillante. Par acquis de conscience, on quitte le village pour aller quand même jusqu’à la plage. Là, on se trouve face à un hôtel avec des bungalows, une piscine sympa et une vue sur la mer coupée par une grosse digue en béton posée là, à 20 ou 30 mètres du rivage. C’est affreux... En voiture, on repart !

Playa Larga ...

Direction  Playa Larga où on va directement à la "villa Juana". Très accueillante et agréable. La charmante Juana nous prépare une sopita (petite soupe) pour le déjeuner, c'est très très copieux comme toujours. En fait, Juana nous trouve un taxi pour 15 pesos aller/retour pour aller à la Cueva de Los Pesces à environ 15 kilomètres au sud (sur la route de Playa Gijon). A peine dans le taxi, on lui fait confirmer le prix. "A, vous êtes quatre! C'est 20 pesos!" On lui dit que c'est non et on s'apprête à quitter le taxi. Alors il s'empresse de fermer les portes et de partir. Oh hé ! On ne va quand même pas faire ce coup là à chtit Lolo et à sa poulette !

La Cueva De Los Pesces, piscine naturelle de plus de 70 mètres de profondeur qui communique avec la mer par un dédale de grottes sous-marines. Le cadre est beau. On saute à l’eau avec masque et tuba, prêt à voir de beaux poissons. La première impression est surprenante. On est un peu comme dans un puits sans fond. La cueva est assez petite : 20 ou 25 mètres sur une dizaine de mètres, plus une faille assez sympa de 1 ou 2 mètres de largeur qui part sur le côté sur une bonne dizaine de mètres. Les rayons de soleil dans l’eau provoquent une sensation bizarre. Puis on s’habitue et on cherche les poissons. Mais l’eau s’avère trouble sur un ou deux mètres, huile solaire, huile végétale, ou différence de courants... En revanche, il suffit de descendre un peu pour y voir clair. De beaux poissons nous attendent : bleus, blancs, perroquets. Mais l’intérêt est surtout la cueva elle-même et les hamacs pour se reposer en observant un colibri vert si on a de la chance.

Après tout ça, on ressort de là (1 peso l’entrée) pour traverser la route et sauter à l’eau de l’autre côté, dans la mer cette fois. C’est un peu plus agité, mais il y a des marches naturelles pour descendre et remonter. Plouf, à l’eau ! Ici, par contre, eau limpide, corail, gorgones, et plein de petits poissons colorés : perroquets, blancs et noirs aux yeux jaunes, minuscules violet et orange fluo moitié-moitié (orange de la queue au milieu du corps puis violet jusqu’au bout de la tête)... On barbote jusqu’à être congelés malgré une eau à quelques é ! degrés paraît-il.

Le soir, apéro au Mojito (le meilleur du monde d’après Juana) puis langouste grillée sur la terrasse arrière de la casa. Dé-li-cieux ! On s’installe dans les fauteuils à bascule et Juana vient discuter avec nous. Elle est bavarde et rigolote. Sa fille est là aussi, elle a 15 ou 16 ans. « Quand elle sort, elle doit être de retour à minuit ! Pas minuit dix, sinon je lui interdit de sortir le week-end suivant ! Non mais, minuit c’est minuit ! Les autres parents laissent faire et près c’est minuit dix, vingt, trente, une heure du matin... » « Mais maman, je pars quand les autres arrivent ! » « Tu n’a qu’à arriver plus tôt, tu peux... » « Mais il y a personne ! » « Ca m’est égal, minuit ! Après il y a des hommes qui mettent des cachets dans les verres et abusent. C’est comme à la Havane, les enfants ont des rapports sexuels à 12 ans ! Pas ma fille, minuit c’est minuit ! » Bref, la vie de famille !!! Au passage, on a cru comprendre que pour les collèges, les enfants sont souvent obligés d’aller en pension du lundi au vendredi.

Suite du voyage : Arrivée à Viñales

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   Dernier jour à la Havane
 Résumé du récit
 
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Cienfuegos

Cienfuegos - Playa Giron

Cienfuegos - Playa Giron

Playa Giron

Playa Giron - Playa Larga

Playa Giron - Playa Larga

Playa Larga

Suite du voyage