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02/04/2005
On se lève ce matin avec une joie non dissimulée : on va faire une plongée. La dernière remonte pour nous à fin 2001... Petit déjeuner à volonté et inclus dans le prix de la chambre. Au menu, oeufs brouillés aux lardons, fromages, fruits, pains... Il y a là tout pour s'exploser le bide. On petit-déjeune sur la terrasse, juste au bord de la plage. Pas désagréable du tout. C'est aussi ce que doivent penser les nombreux chats qui viennent quémander un peu de nourriture.
On s'inscrit au club de plongée pour partir avec le groupe de 8H30... Nous avons tous la carte du CMAS (association plongeurs) mais Marion et moi n’avons pas de licences... aie aie aie.... à cuba ils sont assez pointilleux, et un gars du club de plongée de Diane et Seb leur ont dit que c’était obligatoire. Et de fait, cela a l’air très sérieux. Première fois que je vois ça : il y a une infirmière qui nous prend la tension... mais bon, ça passe... A se demander si tout cela n'est pas un poil superficiel? Cela me rappelle l'aéroport à notre arrivée. On discutait tous les quatre au guichet du bureau de change lorsqu'un garde en uniforme nous a poliment invité à nous mettre à la queue leu leu, please! On était rigoureusement les seuls au guichet, on était visiblement ensemble, mais ce n'était pas ça l'important. L'important c'était que le règlement disait à la queue leu leu. Efficacité pas terrible, mais apparence bien nette…
Notre palanquée se compose de nous quatre, d'une autre fille et notre chef : Bernardo. Heu Menardo (ça l'embête quand on l'appelle comme ça et ses collègues le charrient là-dessus). Allez, on plonge ! On descend le long d'une corde, on s'engouffre dans un trou de 5 ou 6 mètres qui débouche sur tombant de 2000 mètres! Impressionnant ! Il y a beaucoup de corail, et en particulier du corail noir qu'on ne trouve paraît-il qu'ici. Il n'y a par contre pas énormément de poisson, même si on voit quand même une murène et de chouettes poissons colorés.
En revenant, on discute un peu avec Emanuel. Il est parisien et est à cuba – enfin à Maria La Gorda – pour une semaine de plongée.
A peine rentrés, un orage éclate. Un peu triste pour le temps, on retourne vers la chambre. On en profite pour écrire un peu le carnet de voyage, on bouquine, et puis on regarde la téloche. Car il y a la téloche. Par satellites s'il vous plait ! Il y a en particulier CNN, la grosse m… de téloche soi-disant d'information. En langue espagnole sur ce continent. Ils font TOUTE LA JOURNEE avec une seule information : l'agonie du pape. Ecoeurant. Je ne suis pas spécialement fan du pape, mais voir comment sa mort est en train d'être exploité par ces vautours !
Vers15H00, la pluie se calme. Le vent continue de souffler très fort. La mer est carrément agitée. Le tout donne une ambiance très chouette. On décide d'aller se faire une grosse balade sur la plage, on en a marre du pape… Il y a plein de coquillages sublimes, énormes, partout. Il y a aussi du corail échoué sur plage. Une partie de la balade est interdite, on passe en se demandant si on ne va pas se faire arrêter. Il s'agit de passer une sorte de vieux port ou bunker complètement abandonné... On hésite… On y va. C'est très sauvage ici. A part le complexe hôtelier il n'y a rien. C'est peut-être ce qui explique qu'on est bientôt rejoint par la plupart des désœuvrés du mauvais temps. Ici a part la plongée et la plage, pas grand chose à faire…
Le soir, c'est la désormais la traditionnelle pizza au bar-resto. Et glace au dessert…
Suite du voyage : Farniente à Maria La Gorda
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Maria La Gorda
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Maria La Gorda
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Suite du voyage
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