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24/03/2005
La Havane ...
4H00, un coq se met à chanter pour ne plus s’arrêter de la nuit ! Marion de réveille pour aller qu toilettes, moi aussi du coup. Je ne me rendors plus. A 5H00, je me lève pour aller voir depuis le balcon ce qui se passe dans la rue. Un gars est en train de balayer, un autre passe.
Vers 7H00, l’appartement commence à se remplir des bruits de la rue. En face, il y a une école, les gamins affluent par dizaines. Partout il y a du monde dans la rue. Le quartier est vivant, incroyablement vivant ! Ca ressemble à Cuba !
Avant de prendre le petit déjeuner que doit nous préparer Jesus, on décide de faire un petit tour pour aller voir le Malecon, le bord de mer de la Havane. C’est en fait un rempart en béton de plusieurs kilomètres de long qui a été construit pour protéger la ville de la mer. On longe la côte jusqu’au quartier du Vedado. Marion aimerait aller voir El callejon de Hamel, une rue peinte par un artiste de la même inspiration que Dali. En cherchant l’adresse, on croise un couple qui va danser de la rumba. Cool, on les suit... Ils passent devant notre rue peinte, super, ça tombe bien ! Mais petit à petit notre couple de danseurs se transforme en couple de guide. « Prenez une photo, take a picture ! Et après on va voir la maison de "Fresa y chocolate" c’est sur la route... » Quand on leur dit très gentiment qu’on n’est pas très intéressé, ils nous demandent de l’argent pour acheter du lait à leur bébé. Dans la foulée, ils nous proposent des cigares bon marchés. Hilarant ! Tout ce que David nous a expliqué hier soir. Aucun problème de sécurité à la Havane. Juste deux ou trois arnaques à éviter et quelques petites précautions à prendre. Premier Commandement : ton sac n’importe où tu ne laisseras pas traîner. Histoire de ne pas tenter les gamins. Logique... Deuxième commandement : des cigares dans la rue tu n’achèteras pas. Enfin sauf si tu veux en acheter des faux. Troisième commandement : de la racaille qui te demande des sous tu te méfieras. Ils te feront en particulier le coup du lait pour le bébé. Coup faux à 100% : ici toute famille avec des bébés a le droit a du lait pour vraiment pas grand chose. La situation économique n’est pas forcément glorieuse nous a précisé David. Mais les bébés mangent à leur faim. Quatrième et dernier commandement : de l’argent dans la rue tu ne changeras pas. Sauf si tu veux te faire arnaquer. Chacun ses plaisirs...
Les cubains nous abordent très facilement, causent, sourient. On discute avec Tomas sur son side-car. Il vend sa guitare ! Il nous dit « Soy frances » et nous parle de plein de choses concernant l culture, le ciné et l’histoire de France. Dont ma révolution française qui revient souvent. On postera pour lui une lettre pour la France, depuis la France. La nonchalance est de mise. Les gens se lèvent le matin pour s’asseoir dans la rue...
10H00. Après un chouette petit déjeuner (4 pesos) préparé par Jesus avec pain, beurre, jambon, oeuf, et fruits (goyaves, oranges, ananas...) on traverse toute la ville pour aller au terminal de bus Astro, histoire de savoir comment aller vers Playa Larga. Mais en fait, les horaires ne collent pas très bien : départ à 11H15 pour 4 ou 5 heures de trajets, cela nous fait perdre pratiquement une journée. En plus, à quatre, le prix est quasi le même si on prend un taxi qui, lui, pourrait partir à l’heure qui nous va bien. Bref, on verra, on a la journée pour se décider. Retour à pied puis taxi direction le quartier le plus joli et le plus touristique : Habana Vieja, la vieille ville. L’ambiance est complètement différente du quartier où on dort. Des touristes en plus grand nombre (sans que ce soit la folie tout de même) des façades fraîchement peintes, des rues propres. En fait, ils ont rénovés et rénovent encore tout ce quartier historique. Le résultat est plutôt agréable.
On déambule dans les rues. On a de plus en plus chaud et les pieds de Diane, bientôt rejoints par ceux de Marion, se couvrent d’énormes ampoules et sont de plus en plus douloureux. On monte au sommet d’une tour, Plaza Vieja. Superbe vue de la ville. On paie 2 pesos convertibles chacun pour monter. Les cubains paie 2 pesos cubains. Rapport de 25 entre les deux. Dans le prix du billet est inclus une visite dans la "camera". On hésite à y aller, c’est avec un guide et puis pour dire la vérité, on n’ »a pas franchement compris ce que c’était vraiment. Une sorte de musée on a l’impression, pour découvrir la façon de vivres ici... De toute façon, le temps de se décider, la nouvelle visite commence, on y va. En fait, il ne s’agit pas du tout d’un musée, mais d’une pièce noire avec une grosse parabole blanche qui sert d’écran à un ingénieux système installé sur le toit et composé d’une longue vue et de miroirs. Le guide dirige la longue vue et, bâton à la main, commente les images de la ville. Là la plus grande muraille du monde construite en 1912 pendant Jésus Christ, là des vêtements qui sèchent sur un toit, blablabla. Le système de visionnage est vraiment ingénieux mais la salle est complètement glacée par la clim. et la séance un peu ennuyeuse (mais bon, cela vient peut-être un peu de nous et de notre envie de gambader dans la ville...)
Balade dans la ville, donc, et petit verre en bord de mer sur le Malecon : bière cubaine et cola cubain le tout accompagné de "perro caliente"... et oui, pas un hot-dog, ici on traduit !
Quelques heures, plus tard, retour à la casa. On discute devant la porte avec David et on change tous nos plans. Au lieu d’aller d’abord à Playa Larga, on va aller directement à Trinida et finir plutôt finir notre boucle par Playa Larga. Pour se débarrasser d’abord du trajet le plus long.
Et puis c’est l’heure de la "cena". Jesus qui nous a concocté – enfin surtout sa femme – un chouette repas : riz, frijoles (haricots rouges pour ceux qui n’aurait jamais visité un pays d’Amérique Latine) salade, crudités et une langouste préparée en ragoût à la tomate. Pas mauvais du tout.
Après ce copieux repas, on prend un taxi pour la fiesta ! Paraît que Cuba c’est la musique partout, on va voir ce qu’on va voir ! On prend un taxi pour la vielle ville. Arrivés, on se laisse dirigé par la musique. On arrive devant une sorte de bar où un groupe dirigé par un disc jockey joue de la musique latine plutôt moderne. Mouiais... On continue un peu. On arrive à la bodeguita del medio, endroit mythique s’il en ait. Un groupe joue à l’intérieur, mais ce sera sans nous : il est nous dit-on trop tard, impossible de rentrer. Il est 23H30 ! Déception sur le chemin du retour. Sans doute n’étions nous pas au bon endroit au bon moment !
Suite du voyage : En route pour Trinidad
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La Havane
Habana Centro
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La Havane
Habana Centro
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La Havane
Le Malecon
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La Havane
Le Malecon
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La Havane
El callejon de Hamel
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La Havane
Habana Centro
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La Havane
Habana Centro
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La Havane
Habana Vieja
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La Havane
Habana Vieja
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La Havane
Habana Vieja
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La Havane
Habana Centro
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La Havane
Habana Centro
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La Havane
Habana Centro
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Suite du voyage
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