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Le soir, nous partons voir la lave du Merapi après une halte au marché
du soir pour acheter bananes et ananas qui constitueront notre dîner.
Après une bonne heure de route fort chaotique sur la fin -nous pensons
même ne jamais arriver tant la dernière côte est rude : nous calons, la
voiture redescend un peu mais nous finissons par repartir cahin-caha en
tâchant d'éviter hommes, femmes, chiens, poules et autres créatures qui
rentrent chez eux dans la nuit- nous arrivons à l'observatoire, il fait
nuit depuis 18H00 et il est 20H00. Là, nous voyons : RIEN ! Nous demandons
à tout le monde où est le Merapi, ils rigolent sans rien comprendre.
Finalement, nous voyons un suisse et sa femme indonésienne (sinon, il
y a là quelques indonésiens). Ils nous expliquent où est le Merapi : là-haut,
derrière les nuages, qu'il est énorme, avec un cratère ouvert vers le
ciel, et qu'il y a eu une coulée de lave il y a quelques heures. C'était
superbe, on aimerait le croire ! De temps en temps, on l'entend gronder,
mais un crapaud lui fait concurrence juste derrière nous et qu'on a bien
du mal à faire taire. Mais bientôt, ça y est ! Marion, puis Jérémy hurlent
pour convaincre Isabelle et Lionel incrédules à force d'attendre. Et pourtant,
c'est vrai, bientôt tout le monde peut admirer le spectacle. Le Merapi
se dégage des nuages. Qu'il est chouette avec la pleine lune, ses grondements
et ses coulées de laves qui dévalent en se fracassant sur un flanc du
volcan. C'est réellement impressionnant.
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Le lendemain, lever à 5H00, petit déjeuner dans le sac (œufs durs, bananes,
pain) et direction le temple de Borobudur. Une fois de plus le brouillard
nous a devancé ! On devait avoir une vue superbe sur le temple bouddhiste,
mais on manque presque de s'y cogner le nez ! Bref, on fait le tour puis
on monte les marches et on admire les bouddhas sans têtes (volées par
des pilleurs, il y aurait un diamant dedans).
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| Le boudha . . . c'est sympa ! |
Les bouddhas du haut, autour de la stupa (partie centrale du monument),
sont enfermés dans des cloches de pierres sensées les protéger, dixit
Julie, notre petite guide, cousine de Andrew, elle aussi étudiante en
tourisme - en fait, on imaginera plus tard qu'elle était plutôt utilisée
par son père (le chauffeur du minibus) pour son anglais.
Deux de ces bouddhas sont découverts et un fanatique prend en photo le
plus beau des deux des centaines de fois, sous tous les angles. Ce touriste,
avec son appareil et son pied a squatté le bouddha et le mitraille à une
cinquantaine de centimètres, au grand dam des autres visiteurs.
Le bas du temple représente tout ce qui est mal, et en particulier les
plaisirs de la chair et autres plaisirs terrestres (Lionel : personnellement,
j'comprends pas où est le mal…ils me font marrer moi ces religieux ! Ca
va Marion, j'ai rien dit, m'engueule pas, le boudha c'est sympa
...). On se débarrasse du mal au fur et à mesure que l'on monte les
marches, jusqu'à la stupa : le Nirvana. (Marion : C'est "stup'éfiant"!
S'cusez, je n'ai pas pu m'empêcher !)
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