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Nous voici donc à Ubud. Grasse mat ! Ca fait du bien après tous
ces matins aux aurores et ce long trajet en bus. Ici, l'air est
agréable la nuit, c'est la montagne.
Petit déjeuner, puis lessive géante (Marion n'a plus de culottes).
L'après-midi, ballade dans la ville, la capitale culturelle de
Bali. Les maisons sont constituées de pièces ouvertes ayant chacune
leur rôle (cuisine, chambre, …), d'un jardin et d'un ou plusieurs
temples. Le tout est entouré d'un haut mur, doublé d'un second mur
en face de la porte, le tout pour empêcher les mauvais esprits d'entrer,
vu que, comme chacun sait, un esprit a du mal à grimper les murs.
Les maisons ont peu ou pas de murs et sont systématiquement surélevées,
normal avec ce qu'il pleut (la nuit essentiellement).
La religion hindoue fait que chacun offre de grandes offrandes
aux dieux partout et pour tout. Ces offrandes sont constituées de
fruits, de fleurs, de boulettes de riz, de morceaux de poulets,
de feuilles d'arbre. Le tout déposé au soleil. Ca finit pas sentir
! Mais cela fait la joie des chiens errants et des poules. Car une
fois déposées, personne ne les enlève. Religion bizarre (Lionel
: mais y en a-t-il qui ne le soit pas).
Dans l'après-midi, on se met en quête de rizières. On nous indique
une rue qui doit y mener, on remonte cette rue qui semble infinie.
Alors, on s'engage dans un petit chemin, et là, on découvre la vie
du village, la vie qui ne tourne pas qu'autour du tourisme.
C'est pauvre, mais cela nous rappelle que près de 50% de la
population sera en dessous du seuil de pauvreté d'ici la fin de
l'année suite à la chute de la roupie (crise financière comme
dans tous les pays asiatiques). Ici, le kilo de riz valait 2000
roupies il y a un mois, il est aujourd'hui à 7000 ! Et pourtant
le pays est plein de ressources (gaz, pétrole,…) mais le régime
en place, corrompu, s'en met plein les poches pendant que les gens
crèvent de faim. Bali est un peu mieux lotie que Java grâce au tourisme.
Mais bon, cela reste dur pour la grande majorité !
Après avoir demandé un dizaine de fois où était le nasi (le riz),
on traverse un pont fait de trois tubes de bambous à trois mètres
au-dessus d'une rivière où les indonésiens se baignent, se lavent,
font leur vaisselle, leur lessive, et qui sert aussi probablement
de toilettes.
On marche encore un peu sous les cocotiers et les bananiers, et
on découvre, enfin, de superbes rizières en escaliers espacés, où
se promènent des hérons et où travaillent des paysans. Le riz n'est
pas partout au même stade, sans doute font-ils 4 ou 5 récoltes par
an.
C'est superbe.
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