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MADAGASCAR - Marion et Lionel. Après avoir complété
nos bagages par téléphone (Lionel à Knutange
et moi à Dijon), nous nous retrouvons dimanche 3 octobre
à Paris pour un dernier festin avec Vincent et Anne
Sophie.
A 18H00 nous sommes à l'aéroport, à
20H40 nous décollons avec seulement une heure de retard.
Nuit dans l'avion, hyper courte, coincés entre les
fauteuils, nous atterrissons vers 8H00. De là, taxi
vers Tananarivo où nous avons le choix : soit le taxi-brousse,
c'est-à-dire les camionnettes (en général
pleines à craquer) utilisées par les gens sur
place, soit prendre un guide avec chauffeur. On hésite
pas mal. C'est vrai que d'habitude on préfère
largement les moyens de locomotion locaux. Cela permet de
faire pas mal de rencontres. Mais là, il y a un vrai
problème de fiabilité dû aux (très)
mauvaises routes et aux distances assez importantes pour traverser
le pays.
Nous optons donc pour le voiture "avec chauffeur",
un peu à contre coeur. L'avenir nous donnera raison.

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| Les paysages
autour de Tana |
Nous décidons de descendre jusqu'à Tuléar.
Il y a tant de choses à voir qu'il va falloir faire
de cruels choix. Trois semaines c'est court en fin de compte.
Après avoir pris quelques photos, nous abandonnons
notre idée de la descente du fleuve en pirogue pour
mieux rencontrer les populations. Il y a tout de même
18 ethnies à Madagascar !!!
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| Les maisons
sont une des curiosités du pays |
A midi, nous partons direction Antsirabe, c'est-à-dire
le route du Sud par les hauts plateaux (nous les avons
rebaptisés les hautes colines). Le paysage est absolument
grandiose, nous traversons des montagnes rouges (couleur de
terre), des petits villages aux maisons typiques (torchis
et toit de chaume), et partout nous croisons des malgaches
accueillants. Les paysages sont tellement grands, tellement
à perte de vue. Plaines et collines se succèdent
au rythme mora mora (c'est-à-dire doucement
doucement) et l'on se croirait de temps en temps dans les
grands espaces des Etats-Unis sur la route de Monument Valley.
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| Le zébu ... miam
miam |
Notre guide, Soulouf, un gars vraiment trop génial,
nous apprend beaucoup sur les coutumes malgaches.
Les marché par exemple. C'est LE lieu de rencontres.
Les gens s'y rendent en taxi-bé, taxi-brousse (même
chose mais pour les distances plus grandes) et surtout à
pieds (10 ou 20 kilomètres !). C'est le lieu de
rendez-vous de tous. Si quelqu'un veut parler à quelqu'un
d'autre, il va voir s'il n'est pas au marché. S'il
n'y est pas, il rameute tout le monde pour faire passer le
message : rendez-vous au marché la semaine prochaine.
C'est aussi l'endroit où l'on prend des nouvelles de
la famille, des amis.
Et surtout, c'est le lieu de rencontre des garçons
et des filles. Difficile à croire dans notre monde
d'apparences, mais là-bas c'est la parole qui est plus
importante. Le garçon, beau ou pas, trouve une fille
s'il sait lui parler. Les filles non mariées portent
des petites tresses sur la tête, les filles mariées
s'attachent les cheveux en natte unique : et alors, pas
touche !
Lorsqu'un garçon et une fille se plaisent, la fille
part sur le champ habiter une dizaine de jours chez le garçon,
c'est-à-dire chez ses parents. Des amis préviennent
les parents de la fille qu'elle est partie chez le garçon.
C'est en quelque sorte un test pour savoir s'ils se plaisent
et se supportent. Si c'est le cas, alors ils préviennent
tout le monde du mariage.
Dans les endroits assez "civilisés", les
filles se marient vers 20 ans, ailleurs l'âge est plutôt
14 ans. Dans certaines ethnies, le garçon ne peut se
marier que s'il possède un zébu (volé
à un autre, peu importe).
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