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Dimanche 10 Octobre. Ce matin, nous avons passé les portes du
Sud, deux rochers en face à face encadrant la route. Maintenant
il fait super chaud et le ciel est tout bleu. Avec cette porte du
Sud, on peut voir, lorsque l'on vient du Nord, un énorme monolithe
appelé "le chapeau de l'évêque". Et de fait, on dirait une calotte
posée sur un crane. Mais quel crane ! Il fait peut être 200 mètres
de haut pour 400 de large. Lionel trouve plutôt que cela ressemble
à un chapeau avec un pompon.
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| Calotte ou casquette à pompon ? |
Le paysage a complètement changé, on se croirait dans la savane
: des étendus à perte de vue, toute plates avec plein de termitières
et quelques troupeaux de zébus qui se déplacent à la recherche de
quelques herbes hautes et sèches.
Arrêt à Ihossy pour le marché aux zébus. Ihosy est la capitale
de la tribu des Baras. Les Baras sont éleveurs de zébus et riches
malgré les apparences. Pour qu'un jeune qu'un jeune garçon puisse
se marier, il doit prouver qu'il saura défendre sa famille contre
les bandits. Pour cela, il faut qu'il fasse de la prison ! ! ! Alors,
il vole un zébu. S'il n'est pas pris, il continue à en voler jusqu'à
ce qu'il soit envoyer en prison 4 ou 5 mois.
Là, j'écris mal.
Car nous sommes sur un plateau de 40 km de long traversé par une
piste de terre rouge. Soulouf fonce comme un fou, non sans avoir
retiré un enjoliveur pour ne pas le perdre. C'est le plateau d'Ouroumbé.
Il est impraticable pendant les deux mois de la saison des pluies.
Il faut alors prendre des déviations si l'on souhaite aller vers
le Sud.
Cette piste, c'est tout de même la nationale 7.
Il y a un truc qui m'éclate dans cette voiture, c'est l'aiguille
de la jauge d'essence. Elle s'affole tout le temps. Un coup vide,
un coup plein, un coup vide, un coup plein …
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