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On va donc dîner dans notre famille d'accueil à Ifasina,
poulet et riz sont prêts. Cuit comme une poule, le poulet
à grandes pattes est délicieux, et le bouillon de
la cuisson accompagne le riz comme une sauce (Ouf). Le riz passe
tout seul ! On nous propose même le jus de cuisson du
riz comme boisson. Rien ne se perd.
Puis, tout le monde au lit. Il était temps car nous suffoquons
et nos yeux n'en peuvent plus de la fumée. Heureusement,
dans cette case, il y a une pièce pour les invités.
Dans cette chambre, il y a un petit lit de 1m50 de long sur 1m20
de large ! Dur dur, mais au moins on aura chaud. Le seul truc,
c'est qu'on a envie d'étendre nos jambes. Sinon, il est confortable,
recouvert de nattes superposées.
A 20H30, extinction des feux. En pleine forêt, à 2
ou 3 kilomètres du village le plus proche, c'est génial.
Les oiseaux de nuit, les grenouilles et les grillons commencent
leur musique. Les membres de la case finissent leurs conversations
(et oui, pas de téloche !). Pendant que nous étions
avec eux, intimidés, ils ne parlaient pas trop. On n'entendait
que Joseph. Maintenant, ça y est, ils se lâchent. Nous
essayons de dormir, on entend la radio des voisins, le voisin qui
fait pipi à côté de notre case.
Une fois endormis, les jambes à côté du lit
pour Lionel, en l'air pour moi (seule façon de s'étendre),
bercés par les bruits de la nature, on se croit tranquille
jusqu'au matin. Mais c'est sans compter que les cases laissent passer
tous les bruits et c'est un peu comme si nous dormions à
300 dans un immense dortoir ! Dans la nuit, si un bébé
se réveille, on est au courant...et c'est bien sûr
ce qui se passe !
Nos hôtes se lèvent vers 5H00, peut-être poussés
par le froid. Nous vers 7H00, nous allons retrouver Jospeh qui nous
fait visiter le village. Nous sommes invités dans une case
pour le petit déjeuner. Cette fois, c'est patates douces
à l'eau. Cool. La femme est super bavarde à propos
d'un cadenas. Elle est ravie lorsqu'on lui demande de la prendre
en photo et encore plus lorsque nous lui offrons du pain et de la
vache qui rit.
Départ pour la route du retour. Encore plus rude puisque
nous partons de 1400 m d'altitude et qu'il faut retourner à
1800 m. Que de montées ! C'est simple, on se croit
à chaque fois en haut d'une colline et, à chaque fois
au grand désespoir de Lionel, se dresse une autre colline
au lieu du village tant espéré.
Sur la route, nous nous faisons doubler par les villageois chargés
de poutres et de provisions qu'ils vont vendre au marché
hebdomadaire d'Antoetra (le mercredi).
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| Ifasina le village
en bois et ses habitants |
Départ avec notre taxi brousse. Quatre pannes sur 25 kilomètres.
Le pot d'échappement se détache, on dirait. Bref,
deux heures plus tard, nous arrivons.
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