26 février 2001
Ça y est, Lionel a un pantalon pas troué aux fesses! Un super pantalon de coton si large qu’on pourrait y tenir à deux (70 roupies)! Au moins, c’est confortable, et quelle classe! En plus il est tout content, il a acheté un petit dico d’anglais. Comprends pas pourquoi, ça fait double emploi avec moi!
Et puis, on a pris le bus pour Udaïpur. Le “direct” et de “luxe”. Départ: midi. Durée: 7h30. 315 km. 100 roupies chacun. En fait de direct bus, on a poireauté 1h30 à Ajmer au soleil, soit 12 km après Pushkar! Dire que la piscine de l’hôtel était toute seule pendant ce temps! En plus, le super bus de luxe a été conçu pour des humains minuscules, des enfants je crois! Les fauteuils sont larges comme une moitié de fesse, Lionel est donc encastré entre l’accoudoir et moi, et moi entre Lionel et la fenêtre. Nos têtes dépassent des appuis-têtes et nos genoux ne risquent pas de se perdre, ils sont coincés par le siège de devant. 7h30 plus tard, on a les fesses en forme de siège.
27 février 2001
Hier soir, super dîner (en fait, non, pas bon), sur le toit d’une maison. On y accède après avoir traversé 5 ou 6 étages de l’habitation! Une superbe vue sur le City Palace, le palais du maharadja (qui y habite encore quelques fois) et sur le superbe Jagdish Temple dont l’entrée est surmontée de 2 magnifiques éléphants en pierre trônant au sommet d’escaliers abrupts.
L’une des attractions de la ville, le lac Picchola, est mal barrée. Il n’a pas plu depuis 3 ou 4 ans et il s’assèche! En fait, il est plein de vase et de poubelles naturelles (peaux de bananes, feuilles de bananiers, restes de nourriture,…). Le malheur, c’est que les Indiens ont besoin de son eau pour se laver et laver leur linge et aussi pour leurs affaires touristiques: restos en bord de lac, au milieu du lac, hôtels avec vue sur le lac, etc. Et le clou, le Lake Palace, un ancien palais transformé en hôtel-restaurant, lieu de tournage du James Bond “Octopussy”, pour l’instant toujours entouré d’eau, c’est mieux que la vase!
En une demi-heure, un jeune Indien de 18 ans - qui en paraît 15 - m’a expliqué un nombre incalculable de choses avec trois mots d’anglais! Et j’ai tout compris! C’était rigolo et sympa. Du coup, il est revenu deux fois avec son vélo.















