11 août 2001
Villarica. On passe une bonne nuit réparatrice dans une hospedaje tenue par une dame bien sympathique. En fait, les hospedajes sont des chambres chez l’habitant. C’est vraiment, on a un peu l’impression de voir comment vit la famille de l’intérieur. La chambre chez l’habitant, ce n’est pas quelque chose de très développé en Asie, pour nous c’est tout nouveau. Il y a bien quelques pensions très familiales qui s’en rapprochent, mais elles ne sont pas aussi nombreuses. Bref, on a pris un super petit déj dans la cuisine de notre hôtesse. Des petits pains plats passés au grille-pain, du beurre, de la confiture, un fromage à pâte dure, le San Rafael, pas mauvais du tout, et du thé. Pour se réchauffer, il y a dans la cuisine un poêle à bois comme les vieux en ont encore quelquefois en France, ceux qui servent aussi à réchauffer et cuire les plats. Pour la cuisine, elle possède aussi une cuisinière à gaz. Notre est jolie, toute en bois, plancher, plafond et murs. Il y fait un peu froid, elle est au premier étage et la cheminée en bas qui, avec un poêle, sont les seuls chauffages, ne laisse monter que peu de chaleur. On va faire un tour en ville pour voir le volcan derrière le lac. On trouve très facilement -grâce à mon nouveau sens de l’orientation que j’ai- le lac mais, pas de volcan. Ou alors peut-être derrière ces nuages là-bas, ou là. Bien caché quoi! Ce n’est pas grave, la ville (ou le gros village) est agréable. Les rues sont larges, goudronnées, un peu à l’américaine. Des maisons basses, tout en bois, nous donnent un peu l’impression -en plus du temps- d’être à la montagne quelque part en France. Sauf qu’elles sont toutes colorées et qu’il y a quand même ce vendeur de lait à cheval avec une carriole dans laquelle un gros réservoir en métal lui permet, comme le ferait un pompiste, de servir ses clients. Mince, il commence à pleuvoir.