07 juillet 2022, Francfort
2022, c’est l’aire post COVID, à moins que ce soit simplement une pause. En tout cas, pour aller en Inde, notre double ou triple vaccinations n’est pas reconnue par le gouvernement indien. Principe de réciprocité, qui explique que le vaccin belge est reconnu, pas le français. C’est le même pourtant… Un peu de stress donc avant le départ, il nous faut un test PCR, et si ça n’était pas un soucis il y a encore un moins, aujourd’hui avec les cas de covid qui explose à nouveau autour de nous, cela devient une épée de Damoclès
On est à l’aéroport de Francfort, après un peu de stress. On avait oublié le parking, on règle ça dans la voiture. Pas mal de boulot pour Marion et moi, pas beaucoup de temps pour les préparatifs. On est parti en oubliant quelques trucs, comme sortir les poubelles ! Heureusement que David et Christel sont là et prennent soin de Bania pendant notre absence et pourront passer à la maison pour faire des caresses à Snap.


Tout ceci est derrière nous. On est tous négatifs par les PCR et positifs par lettre d’esprit. On est dans l’avion de la compagnie Vistara.
Retour en Inde pour Marion et moi, plus de vingt ans après notre tour du monde. Découverte pour les enfants. Mon voisin qui habite à une centaine de kilomètres de Delhi me dit que ça a beaucoup changé.
On verra bien
On avait adoré l’Inde. Mais c’était un pays assez rude par de nombreux aspects, c’est pourquoi on n’y avait jamais amené les enfants. On s’était rapprochés un peu avec le Sri Lanka, beaucoup de points communs. Mais aussi beaucoup de différences, autre culture, autre religion, cela nous avait paru beaucoup plus reposant
On verra bien
08 juillet 2022, Arrivée à Udaipur
On atterrit à Delhi, il fait frais mais c’est sans doute parce qu’on ne sort pas de l’aéroport.
ATM pour récupérer des roupies. Petite boutique pratique pour récupérer une carte sim et un numéro indien et de la 4G abordable (600 roupies, 7.5€ pour un mois, 1.4 Go par jour, ça devrait suffir !)
Douane, bagage, re-douane, re-bagage. On arrive à Udaipur. Aéroport plus modeste que celui gigantesque et moderne de Delhi. Il fait déjà moins frais.


Un vieux monsieur nous propose un Taxi pour parcourir les 25 kilomètres qui nous séparent de la old city de Udaipur. 650 roupies, un peu entassés à l’arrière de sa voiture pas complètement prévu pour 6, c’est parti.
Ça a changé l’Inde depuis 20 ans? C’est évident, qu’est-ce-qui n’a pas changé en 20 ans. Mais comment dire? Les voitures qui doublent à droite, à gauche, au milieu. Les mobs et scooters qui semblent ignorer qu’ils risquent un peu leur vie à couper le route à tout le monde. Les camions énormes arrêtés on ne sait pas pourquoi au milieu de la route. Et puis surtout les klaxons. De toutes les tonalités, ils ont un point commun c’est qu’ aucun ne serait homologué en France. Le klaxon chantonnant d’un camion me fait perdre encore un peu d’audition de l’oreille gauche. La puissance du bazar. “This is India” nous déclare notre chauffeur qui se marre en imaginant notre surprise de découvrir ce joyeux bordel !
Et puis il y a les vaches ! Toujours aussi nombreuses et toujours aussi installées tranquillement sur leur terre plein central, sur les marches devant les boutiques, ou simplement au milieu de la rue.
On finit notre trajet à pied. Le taxi nous a lâché à quelques centaines de mètres de l’hôtel .


On passe l’après-midi à faire un peu d’administratif. Inscription au cours de l’université de Bangkok pour Cerise. Dossier d’inscription pour le lycée d’Hippo. Premier Lassi et Chai sur le rooftop de l’hôtel.
Balade au Jagdish temple le soir.
Toujours aussi impressionnant l’ambiance et la ferveur des Indiens pour leur religion.
Toujours aussi impressionnant également de se faire klaxonner par les tuktuks et les deux roues. Ici, on marche à la fille indienne (oui je sais…) ou on se fait écraser!
Lotus Café, un resto tout petit avec ces 4 tables et des mezzanines où on s’installe par terre sur des coussins. Premiers Thalis végétariens et premières bières indiennes Kingfisher avec le haut parleur qui distille une musique occidentale un chouille fort. This is India! Les gens du restos hyper aimables viennent de temps en temps discuter et même se prendre en photo avec nous. C’est l’occasion pour Marion et moi de saouler les enfants avec nos récits de notre premier voyage ici.
Samedi 9 juillet, Udaipur
Bonne nuit sous le ventilo de notre confortable hôtel Dreamyard. On avait imaginé se lever tôt, c’est un peu raté. Petit déjeuner vers 11h00 sur le rooftop de l’hôtel. Oeufs, pancake banane Nutella, thé et Lassi.



On est à 5 minutes du City Palace. On y arrive rapidement non sans croiser quelques vaches avachies au milieu des rues. On hésite à faire la visite seuls ou avec un guide. Après quelques hésitations hésitantes, ce sera avec un guide qui parle très bien français. Il vient de Pondichéry, ceci expliquant cela.

On apprend pas mal de choses. Ça parle de princes et princesses. De parkings pour éléphants, de combats éléphants, et je sais plus vraiment parce que j’ai déjà tout oublié.

Quelques faits marquants tout de même.
Les portes sont très basses, mind your head, le guide explique que c’est pour couper les tête baissés des ennemis. Et aussi il y a partout des fenêtres pour les femmes, voir sans être vues. C’est l’occasion pour notre guide de faire quelques blagues un chouille misogyne…
On s’amuse à refaire quelques photos qu’on avait fait il y a plus de 20 ans au même endroit. Ça n’a pas changé sauf la couleur des volets. Ils étaient mieux en vert !

Fin de la visite, on est sous un kiosque lorsque la mousson frappe. Il pleut très fort, ça éclabousse pas mal même sous notre abris. Mais ça ne dure que 10 ou 15 minutes. On dirait que notre vieux monsieur du taxi de l’aéroport avait raison. C’est couvert mais il ne pleut pas plus de 15 minutes par jour.
Tout le monde a bien aimé la visite. Note de 8 voire 9 sur 10!



Petite balade ensuite du côté de Gath Gangour.


On prévoit ensuite d’aller voir le spectacle de danse. Annulé parce que l’ancien premier ministre japonais a été assassiné. On achète les tickets pour demain.
On finit la journée sur le toit de l’hôtel. Il fait plutôt bon…


Dimanche 10 juillet, dernier jour à Udaipur
On traîne, on traîne et on finit par se faire rattraper par la mousson. Par grave, on s’installe sur la terrasse couverte de l’hôtel juste à côté de de la chambre des enfants. La pluie s’arrête au bout d’une petite heure.


Petits balade sur la presqu’île en face de notre hôtel. C’est plus calme que de notre côté, même si plus calme en Inde c’est tout relatif. Arrêt pour prendre une très jolie fresque d’éléphant si un mur. C’est une school art. Marion se fait offrir un chai en échange de l’achat d’une peinture au poil de pinceau typique du coin.



Un peu plus tard…

Le soir, c’est un spectacle de danse.

La musique indienne je ne sais pas pourquoi mais j’adore. Et là, ça commence fort !

C’est plutôt varié. Musique, danse et marionnettes, dont un numéro où la marionnette perd sa tête, c’est amusant et techniquement assez bluffant.
Clou du spectacle, la dame qui se tortille avec de plus en plus de récipients sur la tête. Alors certes ils semblent bien emboîtés les uns dans les autres, mais avec plus d’un mètre à tenir en équilibre sur la tête…

Resto le soir
