Lundi 11 juillet, départ pour Jodhpur

Bus, taxi, ça hésite, ça hésite… Je réussis à convaincre tout le monde pour la voiture. C’est tout moi ça, mon amour des temples me donne la force de persuader Marion de choisir ce moyen de locomotion qui nous permettra de faire un arrêt à mi-chemin au temple Jain de Ranakpur

Ranakpur, c’est tout simplement magique. Adinath temple, 1946 pour l’année de construction, 1500m2, 1444 piliers que j’ai eu le temps de compter pendant que le reste de la famille écoutait les audioguide inclus dans le prix des tickets. Bref, un gros bâtiment tout en marbre avec plein de colonnes en marbre. Heureusement que personne n’avait ses règles, paraît que c’est impur, du coup la visite est interdite…

On arrive après quasi 5 heures de route bien climatisées dans notre Toyota Innova. Hippo est tranquille dans le coffre, Marion et les deux grands au milieu, et moi à l’avant, privilège d’être le plus imposant.

Notre chauffeur n’est pas très bavard, moi non plus. Difficile quand je lui propose un gâteau de comprendre s’il ne dit non ou oui, la gestuelle est quasi la même pour nous autres occidentaux qui manquons de nuance dans la façon de remuer la tête et les mains pour exprimer nos émotions.

Il nous lâche à quelques centaines de mètres de notre hôtel, le Hill View. La fin du chemin se fait donc à pied. Ça monte dur.

La vue de la guesthouse est vraiment époustouflante. Le fort d’un côté. La ville qui s’étend de l’autre. La nourriture est un peu moins impressionnante, on ne peut pas tout avoir.

Un truc est fou dans les restaurants en Inde. Ils préparent tout à la demande, et donc c’est minimum 30 minutes d’attente, quand ce n’est pas plus d’une heure. En fait, ça paraît logique d’attendre qu’on te prépare ton plat, non ?

Mardi 12 juillet, Forteresse de Mehrangarh

Deuxième jour à Jodhpur. Cette fois ci on se lève tôt, c’est sûr ! La nuit à été terrible dans notre chambre Standard (sans climatisation) surtout que le ventilateur ne tourne pas à son maximum, problème électrique sans doute. On a dégouliné de transpi toute la nuit. Dans leur chambre Deluxe climatisée tout aurait dû se passer à merveille. Sauf que Hippolyte s’est tordu de douleur au ventre toute la nuit. En fait il a mal depuis bien avant notre départ, mais sans vraiment communiquer clairement dessus. Maintenant on est un peu dans le stress, il n’a quand même pas l’appendicite ?!? L’opération en Inde, ça ce serait l’aventure !

On prend rendez-vous sur doctolib pour une consultation en ligne. Sera-ce efficace ?

Finalement, discussion avec les deux sœurs qui tiennent l’hôtel. Elle nous conseille l’hôpital gouvernemental, c’est juste à côté de la Tower Clock et d’après elle, les docteurs y sont vraiment bien.

On ira à la Forteresse plus tard. Une des sœurs accompagne gentiment Marion et Hippolyte jusqu’à l’hôpital. A notre grand étonnement, c’est très rapide. Marion revient même pas une heure plus tard avec des médicaments, dont des antibiotiques. La doctoresse ne croit pas du tout à l’appendice. Ouf.

Visite de la forteresse à l’heure la plus chaude de la journée. La visite sans audioguide (pour cause de COVID vous dit-on) est assez chère mais l’endroit est vraiment magnifique. L’intérieur de la forteresse transformé en musée n’est pas extraordinaire sans explication d’un guide. Mais la Forteresse en soit est incroyable, et la vue est vraiment époustouflante sur Jodhpur la ville bleue.

Un sport national ici pour les indiens s’est de se faire prendre en photo avec des occidentaux. C’était déjà le cas il y a vingt ans. Mais avec le smartphone aujourd’hui le phénomène s’est décuplé. “Selfie ?”

Le soir, thali à quelques pas de l’hôtel. Si on n’avait pas eu Google Map et un gars qui nous a interpellé 2 ou 3 fois, on n’aurait pas deviné que c’était un restaurant. C’est en travaux en bas, pas d’enseigne ni de pancarte. Le King of Thali est délicieux (305 roupies, 4 euros, pour deux). C’est la grand-mère qui cuisine, c’est top !