Mardi 19 Juillet, en route vers Agra
Taj Mahal
6h45. Métro et nous voilà à la gare. On a un peu d’avance et les billets réservés grâce à un agent ami du manager de l’hôtel (870 roupies pour nous 5 en classe 2 non climatisée)
Nos places sont bien réservées. Mais on est un peu dispersés dans le train. Pas moyen de choisir. Et autant il y a beaux de place devant nous (mon voisin, qui certes n’est pas très grand, touche à peindre le siège de devant quand il étale ses jambes) autant c’est étroit !
Il fait chaud, mais vraiment chaud. Je pense que les enfants m’en veulent un peu de ne pas avoir choisi les wagons climatisés.
Il est 12:20 on descend du train qui est à l’heure, sauf qu’on n’est pas complètement arrivé ! Le train redémarre doucement, tout le monde à part moi est sur le quai… Vite ! Remontez !!!
On arrive à la vraie gare 10 minutes plus tard. Un rickshaw nous attend, il a envoyé sa bonne tronche sur WhatsApp (réservé par l’hôtel pour 150 roupies). On le suit mais c’est juste démentiel la cohue, presque impossible de suivre la gars pour rejoindre le tuktuk. Et ça, ce n’est rien à côté de l’embouteillage à quelques centaines de mètres de l’hôtel. Un flux de moto, de rickshaws, de vélos et… de piétons (puisqu’il n’y a pas vraiment de trottoir, un piéton peut se retrouver dans un embouteillages, si, si…)’ en particulier une horde d’écolières en costume qui ont bien du mal à se frayer un chemin!
On arrive sain et sourd à l’hôtel ! La formule n’est pas de moi, mais de Cerise !
Mercredi 20 Juillet, Taj Mahal
On se lève tôt, mais vraiment tôt. On quitte l’hôtel vers 5h40, le soleil est déjà levé. A peine 10 minutes de marche et on y est.
Il n’y a pas tant de monde que ça. L’entrée par la porte et boum, le Taj dans la tronche ! C’est toujours aussi impressionnant.
Marion suit un faux guide qui ne fait pas du tout guide mais qui montre les spots photos a ne pas louper. " In five minutes, light no good, hurry up…". En vrai, le plan est intéressant. En particulier il vide un peu d’eau sur les pierres rouges côté Est, et c’est parti pour des photos complètement pas naturelles mais qui font leur petit effet avec le Taj qui se reflète.
On perd les enfants au bout d’un moment, perturbés intestinalement parlant… Ils rentrent à l’hôtel seuls.
Varanasi ou un peu de montagne ?
A tel point qu’on décide d’abandonner l’idée d’aller à Varanasi. Un trajet en train, ou plus certainement en bus parce que les billets de train sont en waiting list (purée, qu’est-ce-que c’est compliqué leur système, waiting list, taktal, ça doit sortir d’un cerveau perturbé !) et qui dure 12 ou 13 heures, quand tu as des envies quelque fois effrénées d’aller au toilettes. Pas besoin de dessin.
Mais ce n’est pas la seule raison. Ca fait deux semaines que nous sommes en Inde, deux semaines qui ont été largement à la hauteur de nos attentes, vraiment sympas, rien à redire… mais finalement ces deux semaines, même si elles n’ont pas été monotones, on est resté quand même un peu tout le temps sur le même thème. Pas de changement comme au Sri Lanka, au Vietnam… Et Varanasi s’inscrit dans la continuité.
Et puis, on le savait que ce n’était pas la meilleure période pour l’Inde avec la mousson, mais au bout de deux semaines on fatigue un peu il faut bien l’avouer. Il suffit de sortir des chambres climatisées et en quelques minutes on dégouline, c’est incroyable l’humidité dans l’air…
Bref, on change donc nos plans, comme ça ! Soyons fous fous…
En quelques dizaines de minutes, billets de bus pour Delhi achetés. Dans le bus qui dure quelque 4 heures, achat des billets d’avion avec départ demain matin, réservation d’un hôtel dans Old Delhi…
Et donc on va ? Roulement de tambour…. A Leh, dans le Ladakh… En montagne, il faut changer d’air.
En parlant du bus… Le gars qui tient l’agence de voyage à côté de l’hôtel est sympa, mais de là à dire qu’il est professionnel, c’est peut-être un chouille exagéré. On réserve notre bus pour 13h… Il nous dit 12:45, départ de l’agence.Sûr, on trouve ça un peu court. Il faut encore payer, faire les billets. Non, il est sûr.
On s’installe dans un resto climatisé pour tuer les 30 minutes qui testent. On arrive à 12:45 et c’est un peu la panique, le rickshaw n’est pas vraiment là, ça cafouille, il m’évite lorsque je propose de payer… Mouai, ça pue un peu.
On finit par partir sans billets, juste les 500 roupies d’acompte donnés à l’agence.
On arrive à 13 bien tapées, au niveau du départ du bus qui n’est toujours pas là. Le rickshaw bous amène dans une autre agence. “Vous allez où ? Delhi? 500 par personne. - On nous a dit 450. Et on a déjà donné 500…”. Finalement, tout s’arrange. On paye le prix normal, et on part quasi à l’heure, quasi.
On a cru à une arnaque, comme on aurait pu en vivre une en Inde il y a 20 ans… Mais non, ici c’est juste un peu de non-professionnalisme du gars (qui vendait aussi de belles coques pour smartphone d’occasion un peu usées mais bon…". En fait, on se sent plus en confiance qu’il y a 20 ans, où les rickshaw faisaient quasi du racket, essayaient de nous perdre pour nous emmener dans un autre hôtel pour toucher une commission, où on faisait toujours attention à nos affaires de peur de se faire découper nos sacs. Simple impression ou vrai changement ?
On arrive à Delhi après 5 heures de bus. On refuse un tuktuk trop cher en faveur du métro.. ça va être vide comme à Udaipur. Pas vraiment en fait, en même temps comme Malo me le fait remarquer Delhi c’est quand même une des plus grande ville du monde, genre 14 millions d’habitants, donc bon, c’est blindé, logique
En sortant du métro, c’est un ressenti très positif. On s’attendait à une ville de Delhi pas très agréable ni très accueillante… La rue qui mène à notre hôtel est incroyablement vivante. Des stands pour manger un peu partout. Vraiment plus agréable que Agra qui nous laisse un sentiment très moyen, avec beaucoup de gens tendus, beaucoup de pression commerciale. Ici, c’est difficile d’expliquer pourquoi mais on se sent plutôt bien. Et pourtant on risque, comme depuis le début de notre voyage, de se faire écraser à tout moment et les klaxons nous explosent toujours autant les oreilles… Mais bizarrement c’est moins oppressant. Peut-être aussi moins d’électricité dans l’air.