Mardi 14 juillet
Le premier moment fort du voyage sera le Machu Picchu. C’est aussi notre premier gros casse-tête en termes d’organisation. Il y a 30 ans, les jeunes que nous étions avaient réservé le chemin des Incas depuis Cusco tranquille. Et arrivé en haut du Machu Picchu avec la vue superbe sur le brouillard puis sur le site, nous gambadions insouciants que nous étions. Après 30 ans de développement du tourisme mondial, le Machu Picchu se réserve des mois en avance. Et il faut choisir un parcours sur une dizaine proposés. Et lorsqu’on se décide à aller au Pérou 10 jours avant, il reste heureusement une solution: les milles boletos. Le Ministerio de Cultura vend sur place 1000 billets pour le jour suivant. Mais sur Reddit on lit tout et son contraire. Entre les posts qui expliquent qu’il faut faire la queue à partir de 2h du mat et ceux qui disent qu’on trouve encore des billets en plein après-midi, difficile de s’y retrouver. Heureusement ils ont mis à disposition un site web qui donne les places vendues. En ce moment, effet coupe du monde ou pas, ça à l’air calme. On croise les doigts.
Aujourd’hui c’est visite de Cusco pour s’acclimater à l’altitude. Le centre de Cusco ressemble plus à ce que j’avais en tête. Des petites ruelles très jolies, la plaza de Armas très vivante au centre du quartier historique.
On passe devant LA pierre aux 12 angles, toujours aussi chouette de réfléchir à l’ingénierie inca. Et toujours aussi fou de se dire que les colonisateurs espagnols ont détruit tout ce qu’ils pouvaient des constructions incas, sauf ce genre de murs qu’ils ont gardés comme soubassement pour les maisons coloniales (flemme de les enlever ou trop compliqués, no se sabe). Les pierres s’emboîtent comme des pièces de puzzle, paraît que c’est antisismique.


On visite ensuite le Museo de Arte Precolombino. Pas incroyable mais cela permet de discuter un peu histoire inca.


Vers 15.00 on va manger au marché de San Pedro : 9 soles (2 euro) pour un sopa et un segundo (escalope milanaise pour Malo et moi. truite grillée pour Marion et nouilles végétariennes pour les végétariens). J’adore l’ambiance de ces petits restos de rue. Comme dirait Malo ce n’est pas vraiment un resto, on mange sur des bancs devant les stands des dames qui se démènent dans 4 mètres carrés pour préparer des almuerzo bon marché pour leurs clients qui défilent. Donc oui ce n’est pas vraiment un resto c’est de la street food, mais quel mot ou quel groupe nominal utiliser en français ? On s’en fiche. C’est pas cher. C’est local. C’est typique. Et c’est vraiment bon.


Avant de rentrer vers l’appartement, on va visiter les agences locales pour voir les tours qu’ils proposent pour la visite de l’Amazonie. Pas facile de comprendre et comparer ce qui est proposé. La fille de l’agence n’a sans doute jamais été dans la jungle, elle répond comme elle peut. Le langage corporelle de Marion qui se chope de plus en plus le mal de l’altitude ne doit pas encourager la pauvre dame qui essaie de donner des explications en espagnol et nous, en face, fatigués par l’altitude le jetlag et notre journée, qui sommes peu réceptifs.
Les enfants cherchent de leur côté. Ils ont une piste ! Mais à 1000 USD par personne, la piste finit en eau de boudin (c’est quoi cette expression ?!?)
On peut visiter l’Amazonie au Pérou à plusieurs endroits : depuis Cusco, avec le parc du Manu ou Tambopata (Puerto Maldonado) ou plus au nord à partir de iquitos atteignable uniquement en bateau ou en avion. Que faire ? Ce sera le second casse tête en termes d’organisation! On verra plus tard.


On zappe le repas du soir, Marion a vraiment mal à la tête et tout le monde est fatigué. On se couche il doit être 20h !
Mercredi 15 juillet
Second jour d’acclimatation. Les nuits ne sont pas pleinement réparatrices. On se réveille toutes les heures à cause de l’altitude, du décalage horaire. et sans doute aussi du fait de boire 3 litres d’eau (pour éviter le mal de l’altitude).

Départ donc pas très matinal (11h30), direction Saqsaywaman (ou Sacsayhuamán) un des sites archéologiques proche de Cusco qu’on peut atteindre à pied sans problème. On passe par de ruelles mignonnes et très étroites, dont une qui laisse peu de place aux piétons quand une voiture passe en rasant les trottoirs des deux côtés (c’est la ruelle qui s’appelle Chihuampata, on y passe à chaque fois qu’on quitte ou qu’on retourne à la casa de Chepita)
Le site du Saqsaywaman est vraiment sympa. Ce sont des vieilles pierres, donc comme d’habitude faut avoir de l’imagination, certe. Mais je ne sais pas pourquoi je trouve cela plus inspirant que d’autres sites. Sans doute l’imaginaire derrière l’histoire des Incas. On y reste plus de 2 heures à flâner et prendre des photos qu’on ne regardera sans doute jamais.




Vers 18h on retourne vers l’hôtel en passant par les mêmes petites ruelles que celles empruntées le matin et qui sont toujours aussi mignonnes peut-être même davantage avec la lumière de l’éclairage public (il fait nuit à 18h). Une mini procession passe dans le sens opposé au nôtre. C’est coloré et festif, ça donne presque envie de défiler avec eux (non je déconne). Des gamines, habillées de leur costume (j’imagine) traditionnel, distribuent des petits pains. Trop mignnnnon !


Il est à peine 19. Dîner à la (toujours pas très typique) pizzeria du bas de la rue. Les pizzas sont (toujours aussi) bonnes.

On se couche vers 20h. Un peu difficile les premiers jours !