Lundi 21 juillet 2026

Lever peinard, petit dej à 8h30. Le gars essaie d’alterner les horaires parce qu’il y a seulement 3 tables de petit dej! Encore un petit dej de roi! Pain (deux petits pains chacun), beurre, confiture de fraise, banane avec yaourt aux fraises et corn flakes, omelette et quart d’avocat, thé et café à volonté !

10h00. Bye bye aguas calientes, en route pour hidroelectrica le long de la voie ferrée. Une douzaine de km, en descente légère cette fois et sans stress. Super agréable, le long du torrent. C’est quand même drôle, on voit plein de panneaux écrits “interdit de marcher sur les rails”, “attention à vous, trains danger” mais il n’y a pas d’autre chemin!!! 😂 On voit le Machu Picchu plusieurs fois d’en bas, vers la fin du chemin. A l’aller on n’a rien vu, évidemment, on était pressés et il aurait fallu qu’on se retourne.

En chemin Hippo et Cerise ramassent 6 avocats bien mûrs. Tant mieux! A midi Cerise nous prépare des sandwichs incroyables avec un couteau emprunté et des petits pains ronds achetées dans les boutiques le long des rails en arrivant à hidroelectrica. Hippo et Cerise cher hent di fromage mais n’en trouvent pas alors Hippo a l’idée de mettre des chips en plus dans les sandwichs. Ce sera donc un assortiment improbable : pain, avocat et… Pringles!!! Finalement on se retrouve tous là où on prend le bus et ils y trouvent même du fromage! Miam! Quels sandwichs! On crève de chaud 🥵.

On devait partir à 14h. Finalement ça se décale pour finalement un départ à 15h… En plus le chauffeur est carrément hyper prudent! Là il est 16h45 et je crois qu’il n’a jamais dépassé les 30 km/h… On devait mettre 6h, je crois qu’on va arriver à minuit! On se fait doubler par les autres collectivos et même par les camions! La route est parfois très belle, parfois c’est un chemin (il roule pareil dans les deux) et surtout il y a énormément de glissements de terrain qui se retrouvent sur la route et de pelleteuses et camions pour évacuer les roches. C’est fou! On crève de chaud! Seules les fenêtres de devant s’ouvrent (chauffeur), la clim ne fonctionne pas, nous sommes 19+le chauffeur, on crève de chaud ! Mais on a du wifi!!! On a réservé via la dame de notre hôtel de Cusco pour aller visiter la vallée sacrée des Incas demain avec un tour VIP!!! 70 soles par personne, déjeuner compris. On devrait voir Pisac, ollantaytambo, Las salineras de maras, moray et les terrasses concentriques et chincherro. Départ de l’hôtel à 6h30. Retour vers 19h. J’espère qu’on va arriver avant minuit ce soir!!!

Mardi 22 juillet

On est un peu à la bourre, rien d’étonnant. Ça cafouille un peu, il y a deux minibus au croisement (devant NOTRE pizzeria !) mais personne n’a notre nom sur leur liste. Mais heureusement le gentil organisateur arrive et clarifie tout.

On quitte Cusco. Notre guide Maria Julia nous explique en espagnol (merci Cerise pour la traduction des morceaux qu’on rate) que la journée est très chargée, le dernier site ferme à 17h…

Chinchero, boutique showroom

Le premier arrêt est Chinchero, une ville spécialisée dans le textile.

Visite d’un magasin qui a une arrière boutique transformée en showroom avec des dames qui font des explications du lavage (avec une sorte de manioc râpé), le filage, la teinture à l’aide de teintures naturelles (cochineal, plantes, minéraux) fixées par de la chaleur.

Centro Arqueológico de Chinchero

Visite du centre de de Chinchero et du site archéologique (très peu conservé par rapport à ce qu’on a déjà vu) mais c’est l’occasion de voir le production de pomme de terre “desséchées” qui se conservent

Maras, boutique chocolat et sel

Visite d’une boutique souvenir avec du chocolat et du sel près de Maras. Plein d’explications et de dégustation, pas de pression commerciale. Rythme soutenu comme depuis le début de la matinée, mais c’est supportable.

Moray

Visite de Moray, des terrasses circulaires (reconstruites à plus de 50%). Il y a 3 terrasses, très proches les unes des autres, mais situées dans des endroits exposés différemment aux éléments climatiques en particulier au vent de la cordillère. Ce qui expliquerait que chacune ait un microclimat.

Salineras

Visite de la Saline de Maras. 25’ chrono. Mais franchement c’est tellement touristique que tu ne pourrais pas le faire en flânant. Il y a au moins une centaine de minibus. Et encore il paraît que ça peut être pire… On s’interroge sur la formation de cette saline. C’est perturbant, ça ressemble à une saline de bord de mer, comme à Guérande, mais sans la mer… Étrange… En fait il y a quelque 100000 ans, une mer intérieure, qui s’évapore comme toutes les mers intérieures je suppose. Dépôt de sel. Puis l’émergence de la cordillère, collision des plaques tectonique (ta mère) qui font remonter le sel à plus de 3000 m d’altitude. Mais pas à la surface. Source d’eau qui remonte à la surface en se chargeant d’eau…

Ensuite l’eau est canalisée vers les bassins, évaporation… Et voilà !

Almuerzo Buffet

Almuerzo buffet (restaurante rustica). Un buffet de fou, oui… Ça s’appelle Restaurante Los Tres Mosqueteros del Valle et ça se trouve à Urubamba sur la route vers Ollaytantambo.

Ollantaytambo

Le site est petit. En gros une sorte de cirque ou de théâtre antique qui monte très haut. Beaucoup d’escaliers, pour arriver en haut et voir le temple du soleil un édifice inachevé. Le village en face a gardé la structure du village inca d’origine.

Pisac

Dernier arrêt de la journée. Pisac est un site archéologique souvent comparé au Machu Picchu. En terme historique sans doute, sinon la comparaison ne serait pas faite. Mais en termes de magie et d’ambiance, je ne trouve pas. Il faut dire qu’on est arrivé 30 minutes avant la fermeture, c’était donc speed comme toute la journée. Mais la guide a bien assuré ! Et on a eu l’impression de bien en profiter malgré le timing serré.

Retour à Cusco

On profite de notre tout petit coin cuisine pour se faire à manger. Pâtes à la sauce tomate et poivrons rouges !

Mercredi 23 juillet

Hier soir, la casa de Chepita transfert un message de l’agence. On part à 4h50 au lieu de 4h30. Sauf que Cerise reçoit un appel à 4:20 du chauffeur qui s’énerve un peu qu’on ne soit pas là. On se grouille, 4:30 on est devant l’hôtel, mais où est le gars ? Pfff erreur de personne, le minibus (clone de celui d’hier et de celui qui nous a fait Hidroelectrica Cusco) arrive à 5:50. Le guide Pablo s’excuse et le chauffeur efface son vocal whatsapp ce qui choque un peu les enfants.

Du coup on s’est grouillés, on a attendu dans la froidure du matin et on a les dernières places du minibus. Pauvre Malo qui a le passage de roue. Mais on le sait, le confort est une notion relative.

Vers 6:30 petit déj gargantuesque à Cusipata, dans un hangar transformé en restaurant. Les chauffages aux gaz, le genre que mettent les cafés sur les terrasses en inter saison, ont du mal à réchauffer l’immense pièce.

Vers 7.00 on reprend la route. Il nous faut 1h30 pour rejoindre le point de départ de la marche vers la montagne colorée. Le minibus se gare sur un grand parking en terre. On ne va pas être seuls.

Ça monte de 300 mètres pour un aller retour de 6 km. On arrive en haut au bout de 40 minutes. C’est évidemment blindé. Il y a une queue énorme de touriste qui attendent pour se faire photographier avec deux lamas habillés en vêtements locaux et portant des lunettes de soleil. Ridicule.

Monte un peu plus haut, on dépasse les 5000 m d’altitude. C’est un peu plus calme. Il y a beaucoup de monde, beaucoup de couples de lamas prêts à se faire photographier pour quelques soles. Mais c’est moins pire qu’un peu plus bas.

Autant la guide hier et le tour était top. Autant là, le pablo explique que dalle, donne des explications vagues de ce qu’on est censé faire (comme l’heure de retour au bus). Il avait dit à Cerise de ne pas monter là où nous sommes, qu’il ua avait trop de monde (ce qui est totalement faux) mais de monter plutôt par un autre chemin qui longe la crête, mais c’est privé c’est 35 soles de plus (appelle nous jambon s’il te plaît, ce sera plus clair pablo…). Tout en haut on entend les guides appeler leur groupe pour leur dire de redescendre. Le pablo n’a même pas pris la peine de monter. Et voilà qu’il explique aux enfants qui ont rejoint le bus que nous (Cerise, Marion et moi) sommes en retard. On n’est même pas les derniers. Bref, c’est un peu comme les chasseurs, il y a les bons et les mauvais…

En résumé, la montagne colorée est très belle, le paysage plus globalement avec la montagne rouge un peu plus loin vaut le coup d’oeil, mais il y a juste trop de monde venu se faire tirer le portail avec des lamas déguisés. Autant dire qu’on ne conseille pas vraiment l’excursion qui prend toute une journée dont plus de 6 heures de route!

Repas au même endroit que le petit déjeuner. Énorme buffet, heureusement que ce n’est pas tous les jours, sinon c’est moins qui deviendrait énorme !

Le retour vers Cusco est beaucoup plus long que ce matin (travaux, embouteillages). On arrive un peu avant 17h, ce qui nous laisse le temps de s’organiser pour la suite. Première chose, récupérer de l’argent pour payer la casa de Chepita (on lui doit 3 nuits, la lessive et les deux tours pour 1170 soles soit 290 euros). Ça s’est facile.

Là où cela se complique c’est de savoir quoi faire demain ! On n’est toujours bloqué sur le deuxième casse-tête, celui de l’Amazonie. Le premier casse-tête s’est très bien démêlé, trek du salkantay et Machu Picchu (d’ailleurs l’accalmie momentanée sur la vente des billets semble terminée, en fin de matinée tous sont vendus). Mais pour le second on piétine un peu. D’où partir, où aller ? Tout semble tellement touristique. L’Amazonie nous attire, mais on n’a pas envie d’être déçu. Aurons-nous assez de temps pour faire l’Amazonie, Arequipa et le canyon de colca ? No se sabe.

La seule chose dont on est sûr c’est le lac Titicaca, on décide donc de prendre un billet de bus pour Puno. On fait 2 ou 3 agences, les infos qu’on reçoit ne sont pas tout le temps très claires. On finit par se décider pour une agence.

On finit la soirée par quelques courses pour le repas du bus le lendemain (pain, fromage, jambes de poulet) et le repas du soir (pâtes, sauce tomate)