Vendredi 24 juillet

Notre bus part à 8:30 du terminal terrestre de Cusco ! 30 minutes de marche qui nous donnent l’occasion de traverser une dernière fois la ville. Ça grouille de partout, pas mal de circulation…

On arrive au terminal, achat d’un billet fait main, coller sur des morceaux de magazines, une taxe de 2 soles pour on ne sait pas trop quoi.

La fille de l’agence nous a vendu 3 billets pour des sièges “semi cama* au premier étage du bus (70 soles) et deux billets pour des sièges “normal " au deuxième étage du bus. On se rend compte très vite que les sièges sont identiques et qu’ils sont tous au même prix (50 soles). Bon la prochaine fois on achètera sur internet (reddit conseille redbus)

Le bus est hyper confortable.

On arrive à Puno en fin d’après-midi. Le soleil se couche déjà. On fait le trajet de la gare routière (terminal terrestre) jusqu’à notre hôtel à pied. C’est l’occasion de traverser un marché énorme qui s’étale sur plusieurs rues. Les gens ont l’air de vendre “en gros”. Il y a cette dame qui vend des centaines d’oeufs. L’autre que des pommes de terre. Les fruits. Les légumes… Ce marché est incroyable et l’ambiance est géniale !

On rejoint l’hôtel. Le boss de l’hôtel est vraiment sympa. Il essaye de nous vendre un tour pour le lac Titicaca. Pour 150 soles par personne (38 €) on partirait demain matin 7h, bateau jusqu’à Amantani avec arrêt sur les îles Uros (les îles flottantes) puis nuit à Amantani, et lendemain retour à Puno avec un arrêt à Taquile (visitée il y a 30 ans, mais devenu visiblement trop touristique). Le problème est que si on veut aller à Amantani en solo, pas de bateau depuis Puno. Ces bateaux existent mais sont exploités par les agences. Ça ne nous plaît pas trop d’avoir un guide, on a été refroidi par la montagne colorée. On décline son offre il ne s’en offusque pas

On se promène en ville pour trouver un endroit pour manger. Sur la place centrale est installée une sorte de foire avec des stands qui vendent des produits agricoles. Avant d’arriver sur la place, il y a une queue devant une grille. C’est un snack qui vend des barquettes de frites avec des saucisses, on se laisse tenter et on en prend deux pour les 3 omnivores.

Il y a plein de petits restos qui servent une cena (repas du soir) avec soupe et plat. Mais là soupe n’est jamais végétarienne. On tourne un peu, mais c’est chaud fois la même chose. On finit par en trouver un qui a le plat végé (omelette verduras) et non végé (poulet purée). La soupe, elle est au poulet, à prendre ou à laisser. Prix du menu 8 soles qui se transforme en 9 au moment de payer (prix spécial touriste? On laisse tomber, 9 soles c’est à peine plus de 2 €)

Samedi 25 juillet

On va donc visiter Amantani sans tour ni guide. Petit déjeuner à l’hôtel. Comme souvent très copieux, fromage, confiture, œufs. On est en pleine préparation de la suite du voyage. On aimerait finir avant d’arriver sur l’île car tout le monde nous a dit qu’il n’y aurait pas d’internet. On va finalement visiter l’Amazonie depuis Tarapoto. Mais c’est un avion à réserver, il faut le faire aujourd’hui.

On quitte l’hôtel pour aller chercher un collectivos qui nous amènera à Capachica. De là on marchera une trentaine de minutes pour aller jusqu’à la plage de Chifron. On n’est pas exactement sûr des heures de départ, on part de l’hôtel, il est à peu près 9h.

Finalement on trouve assez facilement l’endroit d’où partir. Le prix à l’air d’être de 6 soles. Le chauffeur rectifie, c’est 8 soles. Petite taxe touristique. On va dire que c’est parce qu’on a nos énormes sacs à dos qu’on pensait devoir garder sur nos genoux et que le chauffeur à la sympathie de ranger dans le micro coffre (tout l’espace est occupé pour mettre des sièges, faut rentabiliser)

Une heure plus tard, on est à Capachica. 30 minutes plus tard on est à l’embarcadère d’où partent les bateaux vers Amantani. On en laisse partir un pour finir de réserver l’avion pour aller à Tarapoto. On se décide finalement pour zapper Arequipa, afin d’avoir plus de temps pour la jungle (300 € par personne l’aller simple Juliaca - Tarapoto avec escale à Lima).

On prend le bateau vers 15 heures. Le prix est de 15 soldes (3.75 €) par personne.

Un peu avant de partir, Cerise se fait accoster par une jeune fille, Lisbeth, qui propose de venir dormir chez elle, ou plus exactement chez sa maman. On pensait trouver une famille en arrivant sur l’île au laissant faire le hasard. Mais finalement, cette rencontre c’est aussi le hasard… Le prix de l’hébergement est de 70 soles par personne et par jour, avec les 3 repas.

On débarque sur l’île après un peu moins d’une heure. Ça monte fort, et on arrive à la maison rapidement. La maison est vraiment jolie, elle est construite autour d’une cour intérieure. A l’étage, il y a 3 chambres pour nous, une chambre occupée par de français qu’on croise à peine, une chambre libre, une chambre pour Lisbeth et une pour sa maman.

On s’installe puis on va faire un tour du côté de la place du village qui se trouve à quelques minutes. Sur la place, quelques cafés restaurants avec quelques poignées de touristes. On est loin de ressentir un tourisme de masse. Est-ce plus calme qu’à la normale?

On mange une soupe et un plat végétarien riz, légumes et oeufs. Ils ne sont pas à proprement dire végétariens sur l’île, mais mangent peu de viande. Lisbeth puis sa maman nous rejoignent rapidement.

C’est l’occasion de discuter de pas mal de choses.

  • il n’y avait pas d’électricité sur l’île avant 2019, les “ingénieurs de Puno” ont installé deux centrales solaires et depuis il y en a 24/7. A ce propos, malgré ce qui nous a été dit, il y a de la 4g dans le village !
  • les enfants peuvent aller à l’école jusqu’au collège (15 ans). Lisbeth est née en 2000 et fait des études dans le tourisme à Puno. Elle ne retournera pas habiter sur l’île, sinon ses études ne serviraient à rien. Elle voudrait travailler sur des croisières mais compte bien retrouver régulièrement sa maman qui vit seule sur l’île
  • cela n’a pas toujours été simple, mais les habitants ont réussi à trouver un moyen de travailler avec les agences. Il y a sur l’île plusieurs communautés, chacune à son président et ils organisent avec les agences des rotations. Ça a l’air de tourner même si les agences paient les habitants au bout de 3 mois

Dimanche 26 juillet

A 8:30 on prend le petit déjeuner avec des pains maison, un oeuf dur et une pomme de terre.

Ce matin on va se promener avec Lisbeth vêtu de son costume traditionnel. On part vers 9:30 pour visiter le jardin de la famille : une serre, un abris avec des cuyes (cochons d’Inde) mignons, mais élèvés pour être mangés, il y a des petit la qu’on sont nés une semaine, une serre pour les verduras (légume).. La maman promène mouton en laisse avec les autres qui suivent. On va ensuite à la place du village, une bonne sœur explique qu’ils sont un groupe de 30 jeunes d’Uruguay qui viennent restaurer l’église. Il y a les communions cet après-midi.

Lisbeth explique qu’une fois par an ils font une fête où ils sacrifient un fœtus de lama. Miam.

Elle nous lâche en bas du chemin qui amène vers pachatata et pachamama, deux temples rustiques en pierre. C’est surtout la vue qui est chouette !

Almuerzo végétarien avec une soupe, puis l’assiette avec une sorte de galette de fromage qui couine (ça ressemble au fromage grec halloumi qu’on peut faire au barbecue) accompagné de pommes de terre classique et de petites pommes de terre toutes biscornues.

Petite promenade sur l’île l’après midi à observer les nombreux moutons

Lisbeth, son copain et sa maman sont occupés à refaire la cuisine de la maison. Peinture blanche sur les murs mais surtout la pose d’un linoléum sur le sol pas droit du tout. On avait vu le copain de Lisbeth avec ce rouleau de revêtement vinyle sur l’épaule quand on était dans le bateau

Repas du soir, toujours soupe et légumes

Après le repas, il est prévu d’aller voir les danses traditionnelles. C’est avec la maman. Lisbeth et elle discute du temps qu’il faut pour y aller. La maman dit que c’est 1 heure, Lisbeth minimise. Ça suffit pour dissuader les chicos d’y aller. Il est déjà 20h, s’il faut 2 heures aller retour rien que pour le chemin….

Les chicas sont plus courageuses. Elles revêtent des costumes traditionnels pour y aller, et c’est parti !

Marion envoie un message 15 minutes plus tard. Elles sont déjà arrivées ! En fait ce n’est pas un spectacle de danse, mais les familles emmènent leurs hôtes, les touristes, pour danser!

Cette balade dans la nuit sur l’île est vraiment chouette. La lune nous éclaire, pas besoin de lampe de poche. De toutes façons, la plupart du temps il y a des lampadaires, ils se coupent à 22h30. (Électricité sur l’île depuis 2019). On est à plus de 3800m d’altitude et on le sent malgré l’accoutumance, la jupe est hyper serrée !!! Avant de partir, Gladis nous a habillées Cerise et moi. Les garçons se sont dégonflés, dommage. Lionel et Malo fatigués et Hippo mal au ventre, il a eu peur de l’absence de toilettes… On enfile une chemise colorée et une jupe lourde qui fait des grosses fesses. Gladis noue la jupe et met ensuite une ceinture très colorée faite au crochet je pense ou tricotée. Heureusement que Cerise m’a prévenue de gonfler le ventre ! Gladis serre à fond!!! C’est noué juste sous les côtes. Je ne sais pas comment elles font parce que pour respirer sans marcher c’est rude, mais alors quand on monte des ruelles abruptes!!! Dur ! On a adoré marcher au clair de lune avec Gladis qui nous racontait plein de choses sur l’île. Arrivées sur place, surprise, ce n’est pas un spectacle, ou plutôt c’est nous le spectacle !

Il y a un groupe de musiciens et plein de familles avec les touristes qu’ils accueillent, tous habillés de façon traditionnelle. C’est vraiment très gai. Tout le monde danse ensemble, la même danse qu’on a déjà vue deux fois lors des mariages. Une farandole, à 2, 3, 4 ou plus, On en a fait une à plus de 25. C’est marrant parce que je trouve les péruviens plutôt réservés habituellement, là on a l’impression qu’ils se lâchent.

Les femmes rient et boivent la bière à la bouteille, les hommes s’amusent, les musiciens sont à fond. On rentre par un chemin différent, vraiment une bonne soirée. Gladis adoré danser.

Lundi 27 juillet

On quitte Amanatani

Petit déjeuner avec des pancakes délicieux, du pain, de la confiture, de la margarine et du thé, nescafé, maté de coca ou tisane à volonté. Il est 7h15. Gladis (la maman) a préparé le petit déjeuner et un énorme déjeuner à emporter.

Achat d’un peu d’artisanat fait par Gladis (3 tour de tête, 25 soles chacun)

On dit au revoir à Lisbeth, et on descend avec Gladis jusqu’au bateau qui part quelques minutes plus tard. Il est un peu plus de 8h30.

Notre journée est bien remplie aujourd’hui en transports divers et variés. Bateau, marche, collectivos pour Juliaca, sans doute un taxi pour l’aéroport, avion jusqu’à Tarapoto, et sans doute un autre taxi jusqu’à notre hôtel réservé la veille par Cerise.

On accoste à playa Chifron à 9h30. Nous voilà partis pour 30 minutes de marche, en incluant la pause pipi.

On arrive à Capachica, à l’endroit d’où partent les collectivos vers Juliaca, endroit qu’on avait repéré à l’aller. Bon Capachica c’est pas gêant, pas compliqué de repérer la dizaine de minibus stationnés qui attendent les voyageurs. Il est 10h00, on est dans les temps. Le conducteur attache avec un filet nos sacs à dos sur le toit. A 10h05 on est dans le minibus mais seuls… A quelle heure allons-nous partir? En fait,. Une dizaine de locaux arrivent d’un seul coup. On est 18 dans le minibus. On part à 10h15. On récupère un gars en plus qui s’assoit comme il peut. On arrive au [petit terminal de bus à Juliaca il est quasi 11h. https://maps.app.goo.gl/TniEw8VJVff1cphV9

On sort du terminal, Uber ne propose que des véhicules pour 4. On essaie de trouver un taxi sur cette grande avenue très passante, on ne voit rien. On essaie un collectivos indiqué par une des dames de la “station essence” (c’est en fait quelques personnes avec des bidons d’essence) mais il est trop chargé pour qu’on monte à cinq (avec nos deux sacs chacun). On finit par se décider à marcher un peu. On arrive vers le (ou un) marché.

On trouve un grand taxi qui nous emmène pour 25 soles (un peu plus de 6€) jusqu’à l’aéroport qui se trouve à 5 ou 6 kilomètres du centre. Vers midi, on s’installe pour manger les petites barquettes préparées sur Amantani.

A l’aéroport la Caja Arequipa permet de retirer 700 soles sans frais, mieux que Banco de la Nacion (400 sans frais), on retire tout ce qu’on peut car l’agence qui organise le trip dans la jungle n’accepte que du liquide. Ils sont à Villa Lagunas, où il n’y a pas de banque. Du coup ni carte, ni virement bancaire.

On décolle vers 15:20 vers Lima, ensuite second vol vers Tarapoto. On s’y est pris à la dernière minute, du coup il ne restait que des vols premium (300€ avec les bagages au lieu de grosso modo 230€). Cela nous évite un arrêt à Arequipa qui n’aurait servi à pas grand chose, et puis surtout cela nous évite un paquet de bus!

  • Juliaca - Arequipa c’était 5 ou 6 heures (15€)
  • Arequipa - Lima entre 16 et 18 heures (entre 35 et 50€)
  • Et Lima - Tarapoto quelque chose comme 23 heures (entre 40 et 65€)

On est prenium, on embarque donc avant tout le monde, et le siège du milieu reste vide pour qu’on ait de la place ! J’ai du mal à voir Marion tellement elle est loin. La classe!

J’avais déjà noté ça dans le bus qui nous a amené à Puno, j’ai l’impression que c’est normal au Pérou d’écouter sa série, sa musique ou ses réseaux sans écouteurs. Suffit de balance le son sur le téléphone. On n’est pas habitué à ça avec toutes les affiches dans les trains qui demande de ne pas déranger le voisin avec son téléphone (bon faut dire que c’est pas toujours suivi à la lettre, mais ici on est un grand au dessus)

Arrivée à Tarapoto

On arrive à Tarapoto. Il fait chaud et lourd. On prend deux motos taxi c’est amusant et aéré. Les motos nous déposent devant l’hôtel Mas qu’on a réservé via whatsapp.

Je ne sais pas trop ce qui s’est passé, mais ils nous expliquent qu’ils n’ont pas de chambre, que la réservation était pour 2 personnes. Ils expliquent et expliquent, on perd notre temps. On traverse la ville en retournant vers le centre. On demande à une dizaine d’hôtels, ils sont tous pleins. Et nous on dégouline de plus en plus. Tout le monde cherche, booking, maps…

On finit par trouver un alojamiento qui est à 10 minutes de celui qui a perdu notre réservation ! Les gens ici sont trop sympas. On pensait prendre une chambre avec des matelas par terre, mais ils ont finalement 2 chambres, un double et une triple ! Ouf !

Resto à quelques centaines de mètres. Fait chaud !

On retourne à l’hôtel. On pensait que tout le monde serait endormi. Mais ce n’est vraiment plus le même pays (enfin on est toujours au Pérou hein), ce n’est plus la même ambiance. Ici on ne se couche pas avec le soleil comme à Amantani. Dans l’hôtel , ils sont encore tous occupés à nettoyer, ça papote, on ne sait pas trop ce qu’ils font, mais ça ne dort pas. Y compris chez nous, j’entends à travers la fenêtre grande ouverte derrière le rideau orange Marion et Cerise en train de prendre leur mini-lessive. Elles ne sont pas toutes seules. Moi je suis sur le lit, trop fatigué pour me doucher. Je bugue à cause de la chaleur !