Mardi 28 juillet

Lever à 7h30.

Vraiment l’hospedaje où on a atterri par hasard est top (pour info on a payé 190 soles pour une chambre double et une triple avec ventilateur, un peu moins de 50€). Les gens hyper serviables et attentionnés. Ça s’appelle Alojamiento Familiar Orquideas. Bon par contre c’est pas vraiment au centre. La rue est en terre battue. Du coup ce matin, le fait d’être éloigné ajouté au fait que c’est la fête nationale, on commence à tourner en rond pour trouver une pharmacie ouverte pour acheter de la crème solaire et surtout de la lotion anti moustique.

Il fait presque bon.

On finit plus ou moins par hasard sur un supermarché énorme, à l’étage d’un bâtiment. Au rez-de-chaussée il y a un Castorama-like… On n’est vraiment plus sur le lac Titicaca.

On tombe sur un distributeur bancomat qui n’accepte pas les cartes étrangères, on n’avait pas encore vu ça ! Le soleil tape. Ça y est je dégouline !

On retourne à l’hôtel pour faire nos sacs. Le monsieur nous accompagne au bancomat qui refuse notre carte car on lui a expliqué qu’il est censé l’accepter. Il est tellement sympa qu’on le suit mais évidemment cela ne fonctionne pas.

Une trentaine de minutes pour rejoindre le terminal des bus qui partent à Yurimaguas. Il est 10h45. Il y a un bancomat Cajeros BCP pour retirer le cash qui nous manquait. On s’installe dans un des minibus qui se remplit assez rapidement. Le gars joue a l’équilibriste pour attacher les bagages, dont nos sacs qui sont loin d’être les plus volumineux.

On part à 11h.

On arrive à Yurimaguas à 13:45. Le minibus est vite entouré de moto taxis. Ils insistent un peu, mais ça va. Et comme dît Cerise, quand on dit non, ils t’expliquent comment y aller à pied.

On tourne un peu avant d’arriver à Puerto la Boca d’où partent les bateaux rapides pour Lagunas. Il est un peu.plus de 14:30, le bateau part bien à 16h et coûte 60 soles par personne comme décrit par Marita, la dame de l’agence Acatupel qui vient nous chercher quand on arrive à lagunas.

Le bateau ressemble a un corps d’avion mais sans aile. Il est tout long mais très étroit. Il y a 4 rangées de sièges séparés par un couloir. Il manque seulement les petits chariots avec boissons et les repas ! Autre point commun avec l’avion sans aile, le bruit du moteur. Mais là comparaison s’arrête là, on n’avance pas à 1000 km/h.

Le fleuve est immense, vraiment très large.

Joli coucher de soleil

C’est long. On met plus de 4h30, on avance à 40,. peut-être 50 km/h. La distance à vol d’oiseau entre yurimag et Lagunas est peut-être de 180 km, mais c’est sans compter sur les méandres du rio Huallaga.

On arrive à Lagunas vers 20h45. Deux motos taxis envoyées par Marita de l’agence Acatupel sont là pour nous accueillir. On arrive à l’agence 15 minutes plus tard. Petit speech pour nous expliquer ce qu’on va faire sur une carte dessinée sur un énorme tissu accroché au mur.

On va manger pour 77 soles dans un resto qui fait l’angle, en face de l’agence. On prend deux énormes caldo de gallina (bouillon de poule) des oeufs pour Cerise et Hippo, du poulet pour les autres, le tout accompagné d’un succulent riz. Le gars du resto vient discuter, les enfants, la famille… Il est content de nous offrir deux énormes bananes (planta) frites, ça lui fait plaisir

Les parents dorment dans une chambre assez sommaire gentillement mise à disposition par l’agence. Idem pour Cerise. Les murs s’arrêtent à 2 mètres ou 2.5m de hauteur, du coup on peut facilement discuter avec Cerise et profiter des bruits de la rue (mais où vont ces motos en pleine nuit). Les garçons sont hébergés dans un vrai hospedaje, chambre d’hôtel aux normes occidentales (pas non-plus le luxe, hein), ils font les fières parce qu’ils ont une télévision. Ils regardent les Schtroumpf !

Mercredi 29 Juillet, Amazonie jour #1

Petit déjeuner vers 7h30, on mange tout le temps dans ce pays!

Une moto remorque vient nous chercher un peu avant 8h. Il s’agit vraiment d’une moto qui tracte une énorme remorque ou on peut tranquille s’asseoir tous les 5. La balade est très secouante et dure un peu plus de 30 minutes.

On arrive à l’entrée du parc. Petite explication de la part du jeune qui travaille dans ce poste de contrôle. Il nous explique ce qu’on peut voir ou pas en fonction des mois de l’année. C’est chouette mais on meurt de chaud !

On a deux canoë et 3 guides pour la famille. Les parents sont en pirogue avec Santos, les enfants avec Riener et Tachy. Santos, c’est le frère de Tachy qui est l’épouse de Riener, qui semble être le guide principal.

C’est parti pour la première balade en canoë. Au fil de l’eau, on rencontre les arbres qui marchent, le “palmera caminante” (Socratea exorrhiza), le guide l’appelle pona - ils feraient avancer leurs racines pour trouver le soleil, paraît que c’est une légende, des palmier dont les feuilles servent à construire des toits.

On aperçoit nos premiers renacos, le figuier étrangleur, qui commence sa vie en gernant sur un autre arbre qu’il finit par tuer en l’entourant.

Il y a beaucoup de papillons qui viennent dire bonjour à Marion.

On voit aussi beaucoup de nid de fourmis énorme dans un palmier.

Beaucoup d’oiseaux également. Tout en haut d’un palmier, nos premiers perroquets bleu. Un calpintero (pic vert)

Nos premiers singes également. Il y en a visibilité pas mal!

On arrive à Santa Gloria notre premier campement vers 16h. On prend l’almuerzo grosse plâtrée de pâte au légumes. On ne va pas mourir de faim !

On retrouve les deux filles et le gars espagnols avec qui on a mangé hier soir à l’agence Acatupel. Une des filles est partie de iquitos, 12 heures de speed boat. Vendu un tour de 5 jours mais en fait seulement 3. Je ne sais pas pourquoi venir de Iquitos à Lagunas pour visiter la jungle… En tout cas c’est plus court depuis Tarapoto !

Un jeuen couple de français arrivent un peu plus tard. La fille était installée au Pérou, ingénieur agronome, hébergée par une famille péruvienne. Elle s’est sentie obligée de manger du cuy (cochon d’Inde). Miam miam. Ils sont faits un tour de 6 jours et on eu la chance de voir un singe araignée qui se pend par la queue.

On se baigne dans l’eau de la rivière, c’est trop agréable même si on est un peu inquièts lorsque quelque chose vient vous toucher le pieds. L’eau est propre mais elle est assez opaque, rouge, la couleur est donnée par les plantes qui tombent dans la rivière nous a raconté notre guide.

Oeuf frit et banane trites pour un dîner quelques heures après le déjeuner. On ne va pas mourir de faim !

Ceux qui partent seulement 3 jours (comme le gars espagnol) font un tour de canoë. Nous on reste au campement. Pendant qu’on discuté avec Riner, Malo et Hippo repère à l’aide de leurs lampes torche, les yeux d’un caïman, et un peu plus loins des ragondins ou opossum

On se couche sous nos moustiquaires, c’est confortable et rassurant par rapport aux moustiques et aux nombreuses araignées qu’on voit s’agiter autour de nous.

Jeudi 30 Juillet, jour #2

Nos guides s’agitent vers 6h. Ils préparent les petits déjeuners.

On entend les singes hurleurs qui font des bruits de rafale de vent (la fille agronome hier soir nous l’avait décrit comme ça, on avait eu du mal à l’entendre mais ce matin c’est beaucoup plus clair), des oiseaux, des grenouilles qui doivent être grosses comme un bœuf pour avoir autant de voix, pleins de bruit de forêt.

La nuit, la température était plutôt agréable, on a même supporté un petit drap sous la moustiquaire.

Nos guides ont dormi sur la terrasse ou le ponton, sur les matelas fins qu’ils transportent roulés dans les canoë. Nos matelas étaient sur place (un peu dégueu et Cerise trouve que le sien ne sent pas bon), mais on a amené avec nous les draps et le smoustiquaires.

Nos maillots de bain ne sont évidemment pas secs. L’air est très humide. Nos guides ont lavé des vêtements hier soir. Ils ont refait une lessive de matin (le terme lessive est peut être un peu forr, il ont plutôt rincé leurs affaires). Ce ne sera jamais sec avant de partir, cela va sécher sur le bateau….

Marion commence la journée avec une séance photo avec plein d’oiseau.

A 7h30, petit déjeuner préparé par Tachy.

Les guides défont le campement y compris bouteille de gaz. On aide à plier les moustiquaires et les draps. Il y a deux gardes qui restent ici, ils s’occupent probablement du camp.

À 8:30, on part. Il fait déjà vraiment chaud et je dégouline de transpiration.

A 10h, on observe un dauphin gris et un rose, on reste dans les canoës silencieux à observer le spectacle. Ils jouent à cache-cache avec nous, un coup derrière, on se retourne, et il refont surface quelques minutes plus tard, évidemment pas là où on regarde. Impossible de les prendre en photo, ils font exprès c’est sûr !

On ratrappe le gars espagnol vers 11h. Les personnes qui font un tour de 3 jours dorment les 2 nuits à gloria. Notre rameur et le rameur du gars discutent et blaguent. Ils parlent espagnol entre eux, mais même Cerise ne capte pas grand chose. A priori une histoire de prononciation et d’accent, peut-être des expressions locales. Quand ils s’adressent a nous c’est beaucoup plus clair.

Le soleil tape plus fort qu’hier. Il n’y a pas de nuage, mais aussi moins d’ombre parce que le rio est plus large ce matin.

On discute avec Santos. En juillet, août et septembre, il y a beaucoup de tourisme. Du coup ils font des tours 2 ou 3 fois par mois, le reste de l’année c’est plutôt une fois par mois.

On voit de tout petit singe (ils doivent faire 20 ou 30 cm). Le guide les nomme pichico.

Vers midi, nos premiers martin pescadore, les martins pêcheurs et un oiseau préhistorique, le shansho (Opisthocomus hoazin) (12:08)

A 12h20, on arrive à campamento panteon. C’est beaucoup plus sommaire que Gloria, mais on préfère. Pas de chambre en dur. Juste un abri en bois avec un toit en feuilles de palmier. Les feuilles de palmier c’est tellement efficace pour fabriquer des toits que nos guides tendent une énorme bâche sur la structure en bois sous le toit, pour nous protéger de la pluie éventuelle.

Il y 5 matelas qui sont là. Les draps, les moustiquaires et voilà notre campement pour prêts pour la nuit.

Almuerzo, on mange du riz et du poison pour les non-végétariens qui ont des œufs. Les guides ont amené un seau avec couvercle, il est transparent et il est rempli d’oeufs !

Vers 15 heures on s’équipe de nos bottes et on va faire une première balade dans la forêt à 10 minutes en canoë du campement.

A peine les pieds posés au sol, on se fait attaquer par des dizaines et des dizaines de moustiques. C’est un peu stressant.

On croise des arbres géants.

Au bout de 40 minutes on arrive à un tout petit lac. Ça frétille de poisson en surface. Qui veut pêcher ? Malo, mais il n’attrapera rien ! Par contre Marion s’y met également et attrape un énorme poisson. Elle a l’air moyen contente quand Santos lui balance un bâton pour le tuer. C’est finalement Riener qui va le faire.

Retour au campement. On fait un plouf pour se rafraichir et se décrasser. Il n’y a pas de douche ici. Ça fait un bien fou même si la description est un peu beurk beurk. Ici pas de ponton, on descend en s’accrochent avec nos orteils comme on peut dans la boue. Ça glisse !

Ce soir c’est omelette avec de vraies frites. Au milieu de l’Amazonie, on est vraiment bien traité par nos guides qui demandent sans arrêt ce qu’on veut faire, ce qu’on veut manger. Et nous c’est toujours la même réponse : tout nous va !

Après la baignade on s’est habillé en manches longues et pantalon pour espérer échapper aux moustiques, c’est chaque fois le dilemme moustique ou chaleur, on ne sait quoi choisir. Mais de soir étonnamment, la température est supportable.

Vers 19h, balade en canoë dans la nuit, on pensait voir des dizaines de caïmans, on en voit à peine un. Mais là balade est chouette.

Vendredi 31 juillet - Amazonie Jour #3

Réveil vers 6h. Il fait presque frisquet (c’est exagéré). Les moustiques tournent autour de la moustiquaire, ça donne envie de rester couché sur nos matelas à même le sol. On se badigeonné d’anti moustiques, c’est ça ou on ne sort pas de la moustiquaire !

On laisse nos affaires de nuit au campement. Il était prévu de dormir dans un 3eme endroit, Camotal, mais c’est un poste tenu par les gardiens et c’est fermé. On va donc y aller pour le déjeuner, mais on n’y restera pas. On passera une seconde nuit à Panteon.

On navigue un bon moment avec des dauphins qui ont l’air de suivre le bateau.

On arrive à Camotal. C’est une grosse maison sur pilotis, avec même un petit panneau solaire. Les touristes y dorment quand c’est ouvert, dans le bâtiment, sinon il y a un grand terrain plat sur le côté, pour des toiles de tente, mais ça dépend de la saison, Riener dit que l’eau n’est pas assez basse, il y a des serpents en ce moment. De toute façon nous on est mieux à Panteon !

Premier plouf à Camotal, on part d’un ponton. Ca fait un bien fou de faire un peu descendre la température corporelle dans l’eau fraîche (mais pas froide)

Déjeuner. Riz, légumes excellents, oeuf.

Balade en forêt, découverte d’arbres et plantes aux vertus médicinales.

On revoit le renaco, l’arbre étrangleur !

Sur la route on entend les singes hurleurs, Riener nous propose de nous en approcher. C’est vraiment impressionnant ! Ce bruit qu’ils font, c’est presque flippant ! Malgré leur vacarme, ils nous entendent, et disparaissent comme par magie. On ne les verra pas…

Rider nous montre le Lupuna Colorado, un arbre qui empoisonne. Il suffirait de mettre les vêtements de quelqu’un en contact avec l’arbre pour que cette personne chope un énorme fièvre, le ventre qui gonfle et il finit par mourir. Fait surtout pas pas faire “pipi” ou “popo” (en espagnol dans le texte, ou plus précisément en latino nous précise Cerise) sur l’arbre sinon les organes pourrissent de l’intérieur !

Cette balade, c’est surtout l’occasion d’aller se balancer sur une liane. Un support pour poser les pieds a été bricolé par des guides, il faut monter sur la racine géante de l’arbre où est accrochée la liane pour s’agripper et faire tarzan !

Retour a Camotal, encore un plouf.

On remonte en canoë le rio jusqu’à Panteon, on est mieux ici c’est plus sauvage que si on avait dormi à Camotal. On a de la chance d’être seul. Ce n’est pas toujours le cas !

Repas , soupe aux pâtes déshydratées et plein de légumes, délicieux. Contrairement à hier, la chaleur moite est difficilement supportable, même pour nos guides. On discute un peu avec Tachy, ils ont trois enfants, l’aînée à un peu plus de 20 ans, elle s’occupe des frères et sœurs de 13 et 9 ans. L’année prochaine, elle ne sera sans doute plus à Lagunas et ne pourra plus s’occuper de la fratrie, et Tachy ne sait pas si elle pourra continuer à venir en forêt avec les touristes. Elle aime la forêt mais elle aime surtout travailler !

Balade en pirogue, on voit deux tout serpents et un caïman avec des yeux rouges qui se repère de loin. On voit aussi un bébé caïman de 40 ou 50 cm. Trop mignonnnnnn!

Samedi 01 août - Amazonie Jour #4

Deuxième nuit à Panteon, on a tous bien dormi. Petit déjeuner à 7:30 préparé par Tachy, une préparation de légumes avec des oignons brocolis, choux. Un régal

On replie le camp, il faut plier les moustiquaires, les bâches, charger les bateaux.

Santos a passé beaucoup de temps à réparer son bateau, on l’entendait taper dessus. Ce matin en partant il nous dit qu’il y a un petit trou ! Il rafistole rapidement avec de l’argile ! On part il est un peu plus de 9h.

On a la chance de voir un lobo de rivo (loutre géante) (9:38) Elllle nage la tête hors de l’eau trop mignonnnnn !

On aperçoit un peu après des aigle au dessus de notre tête, águila en espagnol (13 espèces différentes dans la réserve selon Santos) (9:49) (10:10)

Ça rame, on remonte le courant, on pagaie, Marion s’y met pour aider Santos.

On arrive à Gloria il est quasi 13h. On a fait nos lits et on a installé nos mousquetaires tout seul comme des grands. Pour être honnête, moi j’‘ai voté pour laisser faire nos guides pour que tout ne se détache pas pendant la nuit, mais j’étais minoritaire. Bref, on devient de plus en plus autonome, on est prêt à partir en autonomie.

Riener explique à Cerise que demain on doit se lever à 4h30, il faudra être prêts à 5h du matin pour partir. Il y a 6 heures de route. On prendra le petit déjeuner et le déjeuner sur la route.

Il fait chaud.

Marion et Malo partent avec Riener pour aller pêcher. Les autres restent à Gloria pour faire des ploufs, après midis piscine en quelque sorte !

Les deux pêcheurs rentrent, très fiers de leur butin (3 poissons chacun, Riener on a pêché le double ounke triple à lui seul). N’empêche que ce soir on mange leurs poisons, des piranhas qui restent impressionnants avec leurs dents aiguisées, même dans nos assiettes. De plus en plus autonome la famille, prête à s’installer dans cette partie du monde où la nature hostile fait sa loi !

Dimanche 02 août - Amazonie Jour #5

Réveil à 4:30, départ à 5h. Aujourd’hui on remonte pendant 6 heures jusqu’à l’entrée du parc.

Marion et moi nous nous relayons pour pagayer pour aider Santos. Au bout de 30 minutes on a les bras en compote. Ils sont costauds nos guides (et peut-être aussi un peu plus de techniques que nous)

Encore plein d’oiseaux, des singes. Et aussi un caïman.

Premier arrêt pour le petit déjeuner. Un endroit un peu boueux mais pas trop. Les guides installeht une bâche nappe. Pain, confiture (qui s’achète dans des pots en plastique genre beurre), avocats, thé.. en pleine jungle. C’est fou…

On reprend la route, l’eau a baissé et visiblement on prend une route un peu différente de l’aller. A deux reprises on est bloqué par des arbres qui bloquent la route. Le bateau va passer mais pas nous ! On est est obligé de jouer les équilibristes et de passer au dessus de l’arbre tout en faisant passer le canoë sous l’obstacle… Ouf, personne ne tombe à l’eau !

Vers 11h on s’arrête sur une plage, mais oui, avec du vrai sable, pour la pause déjeuner. Riz, salade composée, oeuf (avec mayonnaise !) et thon.

Mince il pleuviote ! Mais rapidement c’est la méga drache ! Il pleut fort, très fort. Ça va s’arrêter cela ne dure jamais longtemps ici, on a eu de la pluie 2 ou 3 fois, a peine le temps de sortir les ponchos que ça s’arrête déjà. On est sous nos poncho, a éviter de bouger pour ne pas être trop mouillé. A ce propos les ponchos de Decathlon ne sont vraiment pas top ! Riener nous fait signe, on va repartir, on n’attend pas la fin de l’orage.

L’orage ne s’arrête pas.

Une heure plus tard on est à l’entrée de la réserve. On se met au sec, on fait nos adieux à Tachy et Santos, Riener nous accompagne dans la moto remorque venue nous chercher.

On s’installe dans les chambres prêtées par Acatupel, les garçons sont un peu surpris de ne pas retrouver leur chambre tout confort dans l’hospedaje voisin, manque de bol pour eux cette fois ci il y a une chambre plus modeste disponible.

Nos affaires sont humides et honnêtement elles ne sentent pas bon !

On demande de l’aide à Marita (est-ce vraiment elle, il y a discussion en interne) pour le bateau de retour. Ça cafouille un peu, pas sûr qu’il y ait de la place demain dans les bateaux rapides, pourquoi pas ne pas prendre le lent qui part à 22h ce soir. On dort comment ? Avec les hamacs. Comment ça vous n’en avez pas ?

Cerise veut se dégourdir les jambes, je la suis, on part tout droit et on arrive presque par hasard au port. Il y a une agence qui vend des places pour un rapide qui part à 4h du matin. On n’est parti se balader, pas de téléphone ni d’argent, et on attend toujours la réponse de Marita… Retour à l’agence. Notre bateau (J&L) n’est pas super sûr, vaut mieux prendre un autre (la compagnie de bateau s’appelle Magin,.il faut demander à Cleny au port). On retourne donc avec Cerise au port qui est à 20 ou 30 minutes à pied). C’est pas Cleny, c’est une fillette qui la remplace dans la toute petite pièce qui sert d’agence de voyage. “Comment on reconnaîtra le bateau ? Pas de soucis, vous verrez, et sinon vous demanderez à ma tante Cleny. On la connait ta tante ? Non, mais c’est une petite gordita, vous la reconnaîtrez!

Dîner en face (99 soles au total, 25 pour les carnivores qui ont un 1/4 de poulet, 12 pour les végétariens). La petite fille qui a une dizaine d’années et qui aide ses parents à l’air toujours aussi fière d’être avec des touristes

On se couche tôt, il est 19h et on dort pas trop mal étant donné le bruit (télé des voisins mais comme il y a un espace énorme entre le haut des murs et le toit, ça passe, bruit des motos que la porte en bois n’arrête pas vraiment, boîte de nuit un peu plus loin, c’est vivant !