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Inde 2001

Carnet de Voyage : Inde 2001

  • Feb 18, 2001
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Parler de l’Inde comme d’un simple pays serait lui faire perdre sa dimension (au propre et au figuré). Il est préférable de parler de sous-continent indien, donc d’un territoire immense, avec toutes les disparités que cela peut comporter. De la chaîne himalayenne de Darjeeling aux cocotiers de Goa, des ghats de Varanasi aux églises catholiques de Fort Cochin, des ghettos de Bombay aux plages de Trivandrum, ou des ruelles passionnantes de Calcutta à la majestuosité du Taj Mahal, il y a 10 000 lieues. Et c’est ça qui façonne ce pays incroyable.

Arrivée À Delhi

  • Feb 18, 2001
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18 février 2001

Trop cool cet avion. Même si Marion pleure toutes les larmes de son corps parce qu’on n’a pas eu de fenêtre. Mais qu’est-ce que t’en as à péter? Mate un peu! Un écran individuel pour regarder le film que tu veux, sur lequel tu peux faire des petits jeux vidéo! T’as même des infos touristiques sur plein de villes partout dans le monde… C’est vrai que le temps passe plus vite quand on a bidouillé les boutons de la télécommande et qu’on s’est fait un petit jeu. Il est déjà 22h, on est en Inde.

Agra Et Le Taj Mahal

  • Feb 20, 2001
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20 février 2001

Hier soir, on a mangé du riz dans un resto dans le Old Delhi. Les gens sont pauvres en grande majorité dans ce quartier, mais cela ne choque. En tout cas, cela ne nous a pas choqués. Peut-être parce qu’ils ont quand même l’air heureux. Que ça bouge, ça remue. Et puis la majorité ne meurt pas de faim tout de même. Mais ce matin, ce n’est pas la même chose. D’abord, il y a eu cette fillette qui a frappé à la vitre du train pour avoir un peu d’argent. Mais partout, on te conseille de ne pas donner aux gamins. Déjà parce que cela favorise la mendicité. Forcément, si cela rapporte plus de faire la manche que de bosser, pourquoi aller à l’école? En plus, il y a en Inde une grosse partie de la mendicité qui est organisée et récupérée par la mafia! Tu files un stylo à un gamin dans la rue, il est revendu par son “protecteur” à la boutique du coin…

Premier Jour À Jaïpur

  • Feb 21, 2001
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21 février 2001

Après 5 heures de bus plutôt tranquille, on est à Jaïpur, 256 kms au Sud-Ouest de Delhi. Sur la route, le paysage passe de verdoyant à sec, et les dromadaires deviennent plus fréquents que les chevaux comme bêtes de trait. On voit des buffles, dromadaires et vaches devant les maisons avec les cochons, chèvres et moutons. On s’est trouvé une chambre simple mais propre avec les toilettes et douche à l’extérieur. Eau froide uniquement. Mais alors dans quel cadre! Un ancien palais transformé en hôtel où de petits bâtiments entourent une grande pelouse où l’on peut se reposer dans les transats. Et le tout pour 175 roupies (moins de 30 FF). Le Diggi Palace qu’il s’appelle.

Pushkar, Au Pays Des Baba Cools

  • Feb 24, 2001
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24 février 2001

Ils sont graves ces Indiens! Sur la route en tout cas, ils sont carrément malades. Faut voir comment il roulait le chauffeur du car qui nous a emmenés à Pushkar. Comme les autres, c’est-à-dire comme un taré. On s’est retrouvés à l’avant du bus. Quelques fois, tu te dis que ça ne passera jamais, nous on a eu du bol, c’est toujours passé. Mais vu les carcasses de camions et de bus que tu vois de temps en temps, il y en a pour qui le choc a été inévitable.

Udaïpur

  • Feb 26, 2001
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26 février 2001

Ça y est, Lionel a un pantalon pas troué aux fesses! Un super pantalon de coton si large qu’on pourrait y tenir à deux (70 roupies)! Au moins, c’est confortable, et quelle classe! En plus il est tout content, il a acheté un petit dico d’anglais. Comprends pas pourquoi, ça fait double emploi avec moi!

Et puis, on a pris le bus pour Udaïpur. Le “direct” et de “luxe”. Départ: midi. Durée: 7h30. 315 km. 100 roupies chacun. En fait de direct bus, on a poireauté 1h30 à Ajmer au soleil, soit 12 km après Pushkar! Dire que la piscine de l’hôtel était toute seule pendant ce temps! En plus, le super bus de luxe a été conçu pour des humains minuscules, des enfants je crois! Les fauteuils sont larges comme une moitié de fesse, Lionel est donc encastré entre l’accoudoir et moi, et moi entre Lionel et la fenêtre. Nos têtes dépassent des appuis-têtes et nos genoux ne risquent pas de se perdre, ils sont coincés par le siège de devant. 7h30 plus tard, on a les fesses en forme de siège.

En Route Pour Goa

  • Feb 28, 2001
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28 février 2001

Ce matin, on visite le City Palace, la maison du maharadjah transformée en musée pour la plus grande partie. Même si les peintures exposées ne me bouleversent pas, elle a raison Marion, ça fait partie du pays et louper cela signifierait ne pas connaître son histoire. Il y a 40 ans à peine, ils vivaient ici et c’est ici, entre autres palais, qu’ont été accueillis les Anglais, futurs colonisateurs.

Vacances À Goa

  • Mar 3, 2001
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3 mars 2001

On a une drôle de sensation en débarquant à Goa. C’est plus propre qu’ailleurs, moins bruyant, moins agressif, plus vert, plus souriant, les femmes ont des tenues et attitudes plus cools: cheveux courts, jupes sous le genou au lieu du sari, etc. Et pour la première fois, c’est une femme qui nous reçoit à l’hôtel et règle tout avec nous! Dingue. Bref, on ne se croirait pas en Inde. L’Israélien nous avait bien prévenus: “Listen, Goa is NOT India!”. En fait, cela a été colonisé par les Portugais qui y ont laissé quelques maisons de style portugais et la religion catholique (Jésus et Marie sont tout de même honorés par de beaux colliers de fleurs oranges, comme Shiva, Vishnu et les autres!). Tellement catholiques d’ailleurs, qu’on a même vu des gens suivre la messe de dehors tant l’église était bondée! À faire pâlir d’envie les prêtres de chez nous. Et là, je n’ai même pas parlé de la plage paradisiaque, très longue, bordée de cocotiers et recouverte de sable blond.

Un Bien Long Trajet En Train

  • Mar 8, 2001
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8 mars 2001

À regrets, et après un dernier bain matinal, nous quittons la plage de rêve de Palolem et Robinson Crusoé pour Cochin. Nous avons coupé le trajet: Goa-Mangalore et Mangalore-Cochin le lendemain. On pense être ainsi plus frais pour surveiller les bagages dans le train… qu’on croit, parce qu’après un trajet fort sympathique (395 km, 48 roupies chacun, soit moins de 10 FF) de 14h45 à 21h00, on découvre que le seul train pour Cochin part à 3h45 du matin… En plus, les “restrooms” (lits) de la gare sont fermés pour réparations… Alors on a presque envie d’aller chercher un bus de nuit pour Mysore! On stagne dans la gare en compagnie des rats (plutôt costauds) et cafards avant de nous résigner à attendre dans la “waiting room” (chaises) des hommes. En effet, celui réservé aux femmes et enfants est interdit aux hommes, tandis que les femmes peuvent accompagner leur mari dans celui des hommes. Mais comme on a du temps à passer, on décide de manger… toujours à la gare. C’est terrible! On est passé dans le sud, ça se sent! On ne peut rien avaler, à part le riz blanc et les oignons. Les oignons, c’est du petit lait par rapport au reste qui est épicé à mort! Et pas de thé ni de tchaé pour faire passer, la boutique est fermée… Nous sommes maintenant dans la waiting room en compagnie des ronflements de ses occupants qui roupillent, qui sur des chaises, qui allongé par terre. De toute façon, les Indiens ont une faculté incroyable pour se mettre à l’aise partout. Tiens, en voilà un qui baille fort bruyamment. En face de moi, il y en a un autre qui dort sur du papier journal, c’est plus propre que le sol, allongé sur le dos avec les jambes en tailleur parce qu’il y a une chaise devant lui et qu’il ne peut pas les étendre! L’art d’épouser les formes en souplesse. On avait déjà vu cela dans le bus Udaïpur-Bombay: les hommes, gamins et papys encastrés dans l’allée ET les uns dans les autres, jambes, têtes, fesses s’imbriquaient les unes aux autres! Lionel essaie de dormir - avec moins de souplesse que les Indiens - et rouspète: “Quelle idée débile on a eue! Et si on se trouvait un hôtel? Ça vaudrait quand même le coup!?!” Trop tard! Il est presque 23h00 déjà… ou seulement. Et Lionel continue à maugréer: “Je l’avais bien dit, on aurait dû le faire dans les Vosges ce tour du monde!!!”. Vivement demain soir qu’on se couche!

Cochin

  • Mar 10, 2001
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10 mars 2001

Ce qu’il y a de plus difficile à supporter en Inde, c’est le bruit permanent. Et c’est surtout dû aux klaxons variés: camions, bus, rickshaws, voitures, motos, scooters, vélos, vendeurs de glaces… Chacun a au moins un klaxon. Je dis “au moins” car beaucoup en ont plein! Pour menacer, pour avertir, pour reculer, pour impressionner, à une note, à 2 notes, à 3 notes et parfois, de véritables morceaux de musique! La constante: le plus fort et le plus strident possible. Mais en fait, c’est vital le klaxon. C’est grâce à lui que la circulation se fait. Ça sert à dire: “gare, je passe”, “je te double”, “sache piéton que je passe à 5 cm de toi, ne bouge pas”, “je tourne”, “bouge-toi, tu gênes”, “dégage, c’est ma place”, “file grosse vache (sacrée)”, “moi d’abord”, “je recule” ou encore “salut”… De toute façon, ils klaxonnent à chaque coin de rue et 10 fois entre chaque carrefour, alors… Et on dirait qu’ils font exprès de klaxonner chaque fois qu’ils se trouvent à côté de nos oreilles. Vu la circulation, ça tape plutôt sur les nerfs!

Allepey - Quillon, Les Backwaters

  • Mar 13, 2001
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13 mars 2001

Une journée chaude mais calme. Un peu moins de 8 heures pour effectuer le trajet Alleppey-Quillon en bateau par les backwaters. L’arrivée sur Quillon, même si la balade reste sympa, n’est pas exceptionnelle, on est sur un grand cours d’eau, très large, bordé de cocotiers. C’est plutôt sur la première partie du voyage qu’on s’est régalés. Partout des Indiennes faisant leur lessive au bord de l’eau, les garçons se lavant ou se baignant, des écoliers nous faisant des signes ou nous demandant des “school pens”. Parfois un grand-père ou une grand-mère et son petit-enfant, réunis pour profiter au bord de l’eau, nous lancent de grands coucous. Ici les générations vivent ensemble. Nous croisons sans arrêt des pirogues transportant du sable, des briques, des gens avec ou sans leur vélo. La végétation aux alentours est luxuriante et les cocotiers se reflètent dans l’eau. En plus, pas de bruit, pas de klaxon, on est peinards! Un trajet moins sympa nous attend. Quillon-Varkala en bus, dans la foulée. Un vrai bus, bien local, avec arrêt dans tous les patelins, dès qu’un gars veut monter ou descendre. Une vingtaine de kilomètres parcourus en à peine plus de deux heures… Mais bon, ce soir, on se fait un resto au bord de la mer! Pas vous!

Varkala

  • Mar 14, 2001
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14 mars 2001

Nous voici à Varkala, village perché sur une falaise surplombant la mer, sur la Côte de Malabar. Il fait toujours très très chaud jour et nuit. Heureusement, un petit vent (chaud quand même) essaie de nous rafraîchir. Ici, il n’y a RIEN à faire, sauf admirer la mer qui s’étale sous nos yeux à perte de vue.

Vers le sud, plus c’est épicé (cf. mésaventure à Mangalore). Alors, on fait attention, parce que quand c’est épicé, ça brûle tout au long du processus de digestion, jusqu’au bout… Avant-hier soir, à Alleppey, nous avons opté pour notre plat favori, un “riz-lentilles”. La carte en proposait deux sortes: épicé et non épicé. Bien sûr, on n’a pas voulu jouer aux gros malins et on a pris le “non épicé”. Le plat arrive, on le goûte et… on croit que le garçon s’est trompé ou que le cuistot a laissé échapper les épices et surtout le piment! On rappelle le garçon, qui nous annonce tout sourire qu’il s’agit bien du “non épicé”! Les goûts et les couleurs… Bref, la nourriture c’est bon, mais ça arrache!

Kovalam

  • Mar 15, 2001
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15 mars 2001

On continue notre tournée des plages du Kerala. Cette fois-ci, nous sommes à Kovalam, à une vingtaine de kilomètres au sud de Trivandrum. À la sortie du train, il a fallu prendre un rickshaw (pour mémoire ces scooters transformés en taxi) pour rejoindre la station de bus. Vraiment, les rickshaws, c’est quand même de la racaille! Impossible de connaître le prix d’une course, même les locaux y sont confrontés. En plus, comme ils ont des commissions quand ils nous emmènent acheter un billet de bus ou qu’ils nous emmènent dans un hôtel, bien souvent ils essaient de nous dissuader d’aller là où on veut (cf. à Agra), ou même ils nous conduisent dans une agence privée de bus plutôt qu’à celle publique que nous avions demandée. À Trivandrum, ce qu’il a fait ce gros nain, c’est qu’il s’est vexé parce qu’on a refusé qu’il nous emmène direct à la plage (100 roupies au lieu de 10 en bus!). Du coup, comme ça, gratuitement pour se venger, il nous a conduit à 200 mètres de la bonne station de bus en nous prévenant tout de même “vous allez attendre…”. Et ben, on n’a même pas attendu! On a juste marché jusqu’au bon arrêt. Méchant, va!

Kodaikanal Un Peu De Montagne

  • Mar 18, 2001
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18 mars 2001

Ce soir, ça fait tout drôle: nous sommes habitués aux grosses chaleurs du sud et nous voici, pauvres malheureux en short et T-shirt à 2200 mètres d’altitude à la nuit tombante. Et bien on se gèle! Et pour une fois, on bénit nos sacs à dos de nous tenir bien chaud! Alors qu’on serait bien restés sous la douche froide toute la journée depuis un mois, là, on a cherché un hôtel avec eau chaude! D’ailleurs, elle est plutôt tiédasse la douche chaude. Il doit quand même faire mini 15 à 18 degrés… Rien à voir avec la température en France du moment, hi hi hi. Aujourd’hui, c’était tout pépère: train Trivandrum-Madurai à 4h15 du matin, arrivée vers midi. De là, on est partis directement en bus vers Kodaikanal. Le trajet pour monter est très sympa même si ça donne parfois le vertige. On est montés à travers un paysage d’abord sec (comme à Madurai, à la différence de Trivandrum) puis extrêmement verdoyant, arbres, buissons, lianes faisant le bonheur des singes. On comprend d’où ça vient, l’eau suinte sur les rochers. Lionel est très fier de sa barbiche, il réclame même une brosse pour la coiffer. En plus, il trouve que son crâne rasé met sa barbiche en valeur et en est donc ravi. Ce qui flatte son ego, ce sont les Indiens qui n’arrêtent pas de lui dire qu’il a une jolie barbe (les jaloux) et qui la lui tripotent volontiers!!! Faut dire qu’ici, les hommes se mettent du rouge à ongles et se tiennent par la main, alors pourquoi ils ne se tripoteraient pas la barbiche?!

Madurai

  • Mar 21, 2001
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21 mars 2001

Décidément, je suis amoureux des bus indiens. Pour quitter notre douce montagne et notre petit resto sympa à Kodai, on a pris le bus. En fait, on ne savait pas, mais c’était un bus express, un peu plus cher, mais plus rapide. Pour gagner du temps, on ne s’est pas arrêtés moins souvent. Non, ici, pour que les bus soient express, il faut prendre un chauffeur encore plus barge que les autres, qui fonce encore plus vite que les autres, au mépris des règles les plus élémentaires de sécurité! Et quand on est sur une route de montagne, et en plus à l’arrière du bus, là où on sent bien que les amortisseurs sont usés, c’est impressionnant, vous pouvez nous croire! D’ailleurs, on n’était pas les seuls à se sentir remués, il n’y a qu’à demander à ce petit garçon ou à cette dame qui ont laissé en souvenir leur petit dej sur la route et dans l’allée du bus!!

Pondichery Chery

  • Mar 23, 2001
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23 mars 2001

Pondichéry n’est pas une ville où il y a des tonnes de monuments à voir. C’est simplement une ville de taille moyenne, où il fait bon se balader. Enfin, c’est une façon de parler, ici on ne peut pas dire qu’il fasse bon. On peut dire qu’il fait très chaud, que c’est la canicule, le cagnard, qu’on ne peut pas faire un mouvement sans dégouliner de transpiration. Oui, on peut dire tout cela.

Mahabalipuram

  • Mar 25, 2001
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25 mars 2001

Mahabalipuram, qu’on peut aussi écrire Mamallapuram, c’est un peu au nord de Pondichéry. Dès que nous y sommes arrivés, on s’y est sentis bien. C’est un village de tailleurs de pierres, au bord de la mer. Sur la plage, il y a un temple, on a pu le voir au loin assis sur une grosse barque de pêcheurs rangée sur le sable. Il n’y a pratiquement jamais de véhicules qui passent, car les rues où il est agréable de se balader sont en retrait de la rue principale où le bus nous a déposés. Ici, les bruits de moteur sont remplacés par le bruit des burins et marteaux, beaucoup moins violents et presque harmonieux.

Tirukalikundram

  • Mar 27, 2001
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27 mars 2001

Petit bourg ou gros village, Tirukalikundram se trouve à une quinzaine de km de Mahabalipuram. Il y a très peu de touristes et 2 temples dont un identique par la forme à celui de Madurai (4 grandes tours) et l’autre perché en haut d’une colline. C’est super sympa de s’y plonger, de se retrouver dans la rue en construction où quelques 40 personnes travaillent. D’un côté la chaîne pour amener l’eau tirée au puits par une équipe, celle pour amener le sable, et celle pour les gros cailloux, le tout transporté sur la tête et ramassé avec des sortes de grandes pioches larges. De l’autre, la ronde incessante des porteurs de béton qui l’amènent en équilibre sur leur tête à l’endroit voulu. Au milieu, la bétonneuse. Ambiance décontractée, équipe majoritairement féminine (les hommes chargent les plateaux qu’elles portent, vident la bétonnière et étalent sur la route) et bonne humeur sous les 37 à 40 degrés chargés d’humidité. On est là, peinards à les regarder bosser lorsqu’une nuée d’enfants débouche avec de grands cris et supplie presque qu’on les prenne en photo!

Le Train Pour Puri

  • Mar 29, 2001
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29 mars 2001

Départ pour Madras. Il y fait un peu plus frais qu’à Mamallapuram et les gens sont particulièrement accueillants. C’est une ville agréable, très colorée et… très vivante (“vivante”, en Inde! Quel scoop…). En fait, on a profité de nos petites emplettes pour sillonner la ville à pieds et en bus. Notre hôtel, et donc notre point de rayonnement était dans le China Bazar. Partout, le long des trottoirs, des marchands ambulants de fruits et légumes mais aussi de beaucoup d’autres choses. En plus, on a fait développer nos photos et on a trouvé les deux premiers tomes de Harry Potter. En English please!

Calcutta

  • Apr 2, 2001
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2 avril 2001

Ce n’est pas la première fois que l’on ressent cela: aujourd’hui encore, nous sommes tiraillés par deux envies contradictoires. D’une part, on aimerait bien s’arrêter un peu plus longtemps ici à Puri. On s’y sent vraiment bien, on y mange vraiment bien, l’ambiance est très décontractée, la mer et la plage sont agréables, les Indiens ne sont pas aussi stressés et stressants que dans les grandes villes, l’endroit où on loge est reposant et les propriétaires si souriants… Mais d’un autre côté, on ressent l’appel du large -je sais qu’on ne voyage pas en bateau, c’est une image, une parabole, juste pour dire qu’on a envie de continuer notre route pour découvrir toutes ces choses qui nous attendent, à commencer par Calcutta.

Varanasi

  • Apr 7, 2001
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7 avril 2001

Le train est notre moyen de transport préféré. Mais cette fois-ci, quelle horreur! Pourtant, nous étions en “sleeper class”, ces wagons assez bien fichus où les dossiers se relèvent, se transformant en couchettes, offrant une confortable place pour s’allonger. Et c’est calme! En remontant sur Calcutta, je m’étais fait remarquer parce que je traînais un peu pour éteindre la lampe qui me servait à bouquiner pendant que Marion dormait. Il fallait dormir et un Indien me l’avait fort gentiment fait remarquer. Mais cette fois-ci donc, je ne sais pas si c’est l’approche de Barnabé et du Gange sacré, mais ils ont lâché la rampe. À partir de 2h00 du mat’, des vendeurs ambulants sont passés dans les allées poussant leurs cris de guerre: “COFFEEEEEEEEE”, “TCHAEEEEEE”, … Deux gars qui avaient du mal à trouver le sommeil discutaient aussi discrètement qu’on peut le faire lorsqu’on parle dans un mégaphone. Vers 5h00, ce fut l’apothéose. Les vendeurs se suivaient à la queue leu leu, ne laissant même pas un mètre entre eux. Et les mêmes visages passaient, passaient et repassaient encore. C’était sûr, on ne manquerait de rien, il y avait à notre disposition: du thé, du café, des friandises qui avaient l’air horribles, des gâteaux qui ressemblaient à de la pâte d’amande, des pois chiches servis dans de petites coupelles tressées en feuilles, des samosas, des omelettes sur du pain, des repas complets, des salades, des colliers, des chaussettes, des ceintures, des journaux, des jus de mangue avec la paille, des boissons fraîches… Et chaque fois, on nous mettait l’objet en question sous le pif… et la paille du jus de mangue… dans le pif! Des fois qu’on n’aurait pas vu qu’ils étaient là.

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