20 novembre 2001
On a lu que San Juan de Chamula pouvait décevoir quelquefois. D’abord parce
que ce village “indigène” comme ils disent ici, est très touristique. “Un touriste,
un ananas, un touriste, une orange”. Et puis, l’accueil des indiens, les Tzotziles,
y est un peu froid paraît-il. Ils en ont marre d’être pris en photo, comme des
étrangetés par tous ces touristes dont beaucoup viennent en tour depuis San
Cristobal. Ca rappelle un peu l’ambiance tristounette de Tarabucco en Bolivie…
D’ailleurs, même à San Cristobal, on a pu un peu s’en rendre compte. Ce matin
au marché, juste avant de prendre le collectivos pour San Juan, la fille qui
nous a vendu les mandarines étaient d’accord pour qu’on prenne ses fruits en
photo, mais surtout pas elle. Et puis hier, alors qu’on prenait un lampadaire
en photo, une vieille indienne s’est mis une serviette sur la tête pour ne pas
être dessus. Elle était hors champ mais l’ignorait.