24 août 2001

Depuis 6h00, on a quitté le Golfe sans encombre. Quand on pense à tout ce qu’on voit à la télé sur les navigateurs, le Cap Horn et tout et tout… Tu parles! Facile comme tout!

Les paysages ont changé aujourd’hui. Les conifères ont laissé place à une végétation beaucoup plus basse. On dirait de la toundra, peut-être même que c’est de la toundra, mais comme on n’a jamais été très atentifs aux cours de géo, on ne sait pas trop. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne fait pas très chaud, autour de 1 degré. Ce qui est vraiment agréable, c’est que le temps est vraiment superbe, que le soleil brille et qu’on n’est jamais très nombreux sur le pont du bateau. J’ai un peu de mal à imaginer ce que ça donne en pleine saison lorsqu’il y a 300 personnes. De temps en temps, au milieu de nulle part, on croise des îlots oú se dressent 1 ou 2 maisons. Que font-ils là complètement perdus dans ces paysages austères? Probablement de la pêche. Le soir, on boit, on danse, on joue aux cartes, à la valise d’Heidi et on écoute Manu Chao.

25 août 2001

Sniff sniff, le capitaine vient d’annoncer qu’on arrive ce matin vers 11h00 à Puerto Natales. Ce voyage aura été trop rapide, on n’a même pas eu le temps d’écrire nos cartes postales. On débarque à Puerto Natales à 13h00. Ca y est, on est en Patagonie! A la sortie du bateau, on est accueilli par 5 ou 6 propriétaires d’hôtels qui nous refilent leur carte de visite. On a décidé de faire un bout de chemin avec Heidi et Ludo avec qui on a quelques atomes crochus. On se lance à la recherche d’une pension pas trop chère et on se retrouve chez Alexandro, un garçon super gentil qui pêche le saumon. Il nous parle de sa région et notemment du parc Torres del Paine, ça nous met l’eau à la bouche. Malheureusement, les infos qu’il nous donne sur les bus réguliers ne sont valables qu’en été. On cherche, on discute, on négocie et on finit par trouver un minibus qui va nous emmener au parc dans une agence tenue par une dame tout de jaune vêtue (y compris le vernis à ongles) et qui ne s’arrête pas de raconter sa vie, son fils, son boulot de vendeuse de chocolat en décembre, sa formation de secrétaire juridique, mais je m’arrête là.

Ce soir, on profite d’avoir une cuisine à disposition rien que pour nous, pour se préparer un poulet basquaise. En fait, c’est surtout Ludo qui cuisine, nous on se contente de rajouter un peu de sel et de prendre l’apéro avec Alexandro descendu (il habite au premier) nous rejoindre pour manger et discuter avec nous. Comme à la maison, en plus, à l’apéro il y a du chorizo, du fromage et un petit vin rouge.

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